Les enjeux post-Copenhague de la conférence de Cancun
Dans une analyse publiée par Terra Nova, Pierre Radanne, ancien président de l’Ademe, Géraldine Ang, enseignante à l’Université de Columbia à New York, et Léonard Gary (pseudonyme), reviennent sur les enjeux de la conférence conférence des Nations Unies sur le climat, qui se tiendra à Cancun du 29 novembre au 10 décembre.
Dans une analyse publiée par Terra Nova, Pierre Radanne, ancien président de l’Ademe, Géraldine Ang, enseignante à l’Université de Columbia à New York, et Léonard Gary (pseudonyme), reviennent sur les enjeux de la conférence conférence des Nations Unies sur le climat, qui se tiendra à Cancun du 29 novembre au 10 décembre.
Les attentes vis-à-vis de la Conférence de Cancun sont modestes. Le momentum qui avait précédé la Conférence de Copenhague s’est perdu et les travaux n’ont que peu progressé sur l’année 2010. Cela ne signifie pas pour autant que Cancun confirmera l’échec de Copenhague. Cela dépendra de la capacité des participants à faire émerger une volonté commune d’action, tout en évitant de reproduire les erreurs commises à Copenhague.
Caractérisé par une mobilisation historique, Copenhague a par ailleurs conduit à des avancées non négligeables, notamment sur les questions de financement, ce qui montre que l’échec de Copenhague en 2009 a également été constructif. L’accord de Copenhague a marqué un changement de paradigme du système international de lutte contre le changement climatique, au détriment de l’Union européenne, en faveur de nouveaux rapports de force géopolitiques plaçant la Chine et les États-Unis au premier plan. Ceux-ci ont favorisé un système d’engagements nationaux volontaires.