Le Service européen pour l’action extérieure : l’outil d’une politique étrangère commune?

Dans une analyse de Terra Nova, publiée le 27 juillet, Mathilde Lanathoua*, coordinatrice du pôle « Europe » du think tank, explique que le SEAE est «avant tout un outil», qui nécessite des moyens et une réelle ambition politique des Européens.

Dans une analyse de Terra Nova, publiée le 27 juillet, Mathilde Lanathoua*, coordinatrice du pôle « Europe » du think tank, explique que le SEAE est «avant tout un outil», qui nécessite des moyens et une réelle ambition politique des Européens.

Les ministres des affaires étrangères de l’UE ont adopté, le 26 juillet, la décision du Conseil dotant l’Union européenne d’un Service européen pour l’action extérieure (SEAE).

Né d’intenses négociations entre le Parlement, la Commission et le Conseil européen, ce service devait répondre au besoin d’une UE forte face aux nouveaux défis mondiaux.

Or, deux éléments laissent planer un doute sur sa réelle efficacité : le manque de clarification du rôle du Haut Représentant de l’Union et la faiblesse des moyens budgétaires du service. Il reste, par une volonté politique forte, à doter l’Union d’une politique extérieure commune digne de ce nom. 

*Pseudonyme d’une spécialiste des questions européennes.