Le Parti populaire, grand favori des élections parlementaires espagnoles

Comme à chaque élection en Europe, l’observatoire de la Fondation Robert Schuman, sous la plume de Corinne Deloy, propose une analyse de la situation politique espagnole et explique les raisons de la position de favori du Parti populaire pour les élections législatives du 20 novembre.

Comme à chaque élection en Europe, l’observatoire de la Fondation Robert Schuman, sous la plume de Corinne Deloy, propose une analyse de la situation politique espagnole et explique les raisons de la position de favori du Parti populaire pour les élections législatives du 20 novembre.

Le 29 juillet dernier, le Premier ministre José Luis Rodriguez Zapatero (Parti socialiste ouvrier, PSOE) indiquait que des élections parlementaires anticipées se tiendraient en Espagne le 20 novembre prochain. Ce scrutin est le septième qui aura lieu de façon anticipée depuis le retour du pays à la démocratie en 1976.

La veille de cette annonce, le ministre de l’Économie Elena Salgado (PSOE) indiquait que le déficit budgétaire du pays s’était réduit de 19% par rapport à celui de l’année précédente, confirmant l’avancée du gouvernement dans son objectif de le ramener à 6% du PIB (le déficit s’élevait à 9,2% en 2010). Elena Salgado avait également souligné que le chômage, qui touche 20,8% de la population active (46,1% des 16-24 ans et 34% des moins de 30 ans) pour 8% en 2007, était en baisse de 0,3 point. 

José Luis Rodriguez Zapatero avait exprimé le souhait de rester au pouvoir jusqu’en mars 2012, date initialement prévue pour les prochaines élections, dans l’espoir de relancer l’économie du pays. Le 2 avril 2011, il avait indiqué qu’il ne serait pas candidat à un 3e mandat, espérant par ces propos apporter un peu d’air au PSOE.

Mais le chef du gouvernement n’a finalement pas eu d’autre choix que se ranger à la pression de la majorité des membres de son parti. 
José Luis Rodriguez Zapatero affirme qu’il laissera à son successeur « un pays en voie de consolidation économique ».

« Dans un contexte toujours compliqué, notre économie montre des signes positifs. Nous avons posé les bases de la confiance » a-t-il déclaré. Les élections anticipées étaient réclamées avec insistance par le Parti populaire (PP), principal parti d’opposition. « Un nouveau gouvernement aura la confiance du peuple, ce qui sera déjà un mieux » a indiqué le leader du PP, Mariano Rajoy.