Le malaise identitaire en Europe : comment répondre au défi lancé par le national-populisme?
Dans une étude publiée par la fondation Robert Schuman, Marie Balent, maître de conférence et docteur en relations internationales à l’institut d’études politiques de Paris, analyse les défis lancés par la montée des partis populistes en Europe.
Dans une étude publiée par la fondation Robert Schuman, Marie Balent, maître de conférence et docteur en relations internationales à l’institut d’études politiques de Paris, analyse les défis lancés par la montée des partis populistes en Europe.
La poussée du national-populisme sur la scène européenne est révélatrice du malaise identitaire ambiant auquel il propose une vision » rassurante » de l’identité nationale et européenne façonnée par l’histoire et un ensemble de valeurs culturelles transmises par héritage.
Cette identité immuable prétend offrir aux citoyens du continent un rempart de protection face aux assauts du monde extérieur accusé de niveler les peuples européens et les rendre interchangeables.
Cette vision identitaire, aussi séduisante pour une partie de l’opinion publique que trompeuse, se nourrit des difficultés de l’UE à faire naître une identité politique consistante et complémentaire de l’identité nationale à laquelle les citoyens européens restent fondamentalement attachés.
Face à l’opération de séduction conduite par les partis nationaux-populistes européens, il convient de déconstruire leur conception de l’identité en critiquant le substrat ethnique et la dimension naturelle qui la définissent, mais encore de faire valoir une vision de l’Union européenne fière d’elle-même, de son héritage et plus encore, de son action et des valeurs politiques qui la singularisent.
Seule une Europe qui assume ce qu’elle est et ce qu’elle n’est pas, parviendra à faire émerger une conscience européenne.