La Chine dans le processus de Copenhague : la difficile inclusion d’un grand émergent

Le Centre d’analyse stratégique pointe la contradiction de la Chine en matière de climat. Premier émetteur mondial de gaz à effet de serre depuis 2007, elle est exemptée des objectifs de réduction de CO2, en raison de statut de pays émergent.

Le Centre d’analyse stratégique pointe la contradiction de la Chine en matière de climat. Premier émetteur mondial de gaz à effet de serre depuis 2007, elle est exemptée des objectifs de réduction de CO2, en raison de statut de pays émergent.

L’accord sur la lutte contre le changement climatique qui pourrait être obtenu lors de la Conférence de Copenhague en fin d’année ne pourra être jugé positif s’il n’est signé par les États-Unis et par la Chine, devenue le premier émetteur mondial de gaz à effet de serre (GES) en 2007. À leur rythme d’évolution actuel, les émissions chinoises, qui représentent aujourd’hui un quart de celles de la planète, pourraient doubler d’ici à 2030. Elles dépasseraient alors les quantités retenues à l’échelle du monde comme objectif à atteindre d’ici à 2050.

Consciente de la nécessité de réorienter en profondeur son modèle énergétique, la Chine a entrepris de réels efforts afin d’asseoir son développement économique sur des bases durables. Ses premières initiatives ont cependant été en partie entravées par une croissance extraordinaire, qui a déjoué les prévisions et les objectifs fixés, et par la complexité d’un pouvoir centralisé gérant un vaste territoire.

Pékin entend toutefois prendre une part active aux négociations qui devraient en fin d’année présider à l’élaboration du régime post-2012 en matière de lutte contre le changement climatique : la volonté de préserver sa croissance économique l’amène pour le moment à refuser tout objectif absolu de réduction d’émissions et à préserver les avantages qu’elle retire des systèmes compensatoires comme le Mécanisme de développement propre.

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