Il faut démocratiser la zone euro – mais comment?
Professeur de relations internationales à l’université de Boston, Vivien A. Schmidt critique, dans une analyse publiée par Telos, le processus de décision au sein de la zone euro.
Professeur de relations internationales à l’université de Boston, Vivien A. Schmidt critique, dans une analyse publiée par Telos, le processus de décision au sein de la zone euro.
Le principal problème pour la démocratie européenne réside dans les processus décisionnels, qui combinent une approche technocratique avec un intergouvernementalisme excessif. Le monopole du Conseil européen sur la prise de décision, lors de la crise la zone euro, n’a pas seulement déséquilibré la relation entre les institutions de l’UE.
La prise de décision intergouvernementale s’est également réduite au couple franco-allemand, voire à l’Allemagne. Cela a faussé le processus, avec une tendance à ne prendre en compte que les intérêts nationaux, le pouvoir de négociation, ou même les caprices momentanés de deux dirigeants de l’UE, parfois d’un seul.
Cela accroît également le manque de transparence dans le processus décisionnel, suscitant des préoccupations croissantes quant à la capacité à rendre compte, et au total cela contribue à aliéner les peuples européens qui se demandent ce qui s’est passé derrière les portes du Conseil.