Face à des réformes indispensables, et alors que la crise perdure en Europe, les choix politiques tardent
Dans sa dernière chronique d’actualité, le président de Confrontations Europe, Philippe Herzog, fait le point sur l’état de la crise économique dans le monde et critique l’absence de choix politiques, aux États-Unis, en Europe ou encore en France.
Dans sa dernière chronique d’actualité, le président de Confrontations Europe, Philippe Herzog, fait le point sur l’état de la crise économique dans le monde et critique l’absence de choix politiques, aux États-Unis, en Europe ou encore en France.
1. Vers de nouveaux développements de la crise
La reprise est très forte dans les pays émergents, en particulier en Asie, mais ce n’est pas le cas dans les pays occidentaux où la croissance est et sera très faible. De plus on ne doit pas écarter le risque d’une rechute : le Fonds monétaire international s’inquiète de la formation de nouvelles bulles spéculatives (bourses asiatiques, marchés obligataires, marchés des matières premières). La Banque des Règlements Internationaux et Jean-Claude Trichet ont averti des risques qui sont liés à la poursuite de comportements spéculatifs des banques, qui d’ailleurs expliquent certains profits record en 2009.
Dans l’industrie, où s’expriment des préoccupations majeures sur lesquelles je reviendrai, les profits élevés de certaines firmes en 2009 ne sont liés qu’au dégraissage des coûts. D’autre part, une étude de la Deutsche Bank signale la nouvelle montée de l’économie grise et de la corruption. A noter encore que s’il y a des signes de légère reprise de la croissance du commerce mondial, les investissements directs à l’étranger se sont effondrés en 2009 sauf en Chine. La Banque mondiale souligne que cette chute a affecté surtout les pays les moins avancés, pour qui c’est une lourde hypothèque si la tendance ne s’inverse pas.
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