Elections européennes 2009 : acteurs, enjeux et alternatives

Le think Notre Europe se penche sur la désaffection des citoyens pour les élections européennes, en dépit du renforcement des pouvoirs du Parlement européen.

Le think Notre Europe se penche sur la désaffection des citoyens pour les élections européennes, en dépit du renforcement des pouvoirs du Parlement européen.

30 ans déjà se sont écoulés depuis l’instauration de l’élection directe du Parlement européen en 1979. Seule institution européenne – et même internationale –  élue au suffrage universel, sa vocation est de représenter les « peuples des États » de l’Union européenne, selon les Traités en vigueur, « les citoyens de l’Union », selon le Traité de Lisbonne. Au sein du fameux « triangle institutionnel » composé de la Commission, du Conseil des Ministres et du Parlement européens, ce dernier est donc l’assemblée législative qui incarne la légitimité issue directement des citoyens européens par opposition à la légitimité des États représentée par le Conseil.

Le phénomène observé depuis 30 ans relève dès lors d’un paradoxe absolu  : au fur et à mesure que cette assemblée européenne « citoyenne » s’installait dans le paysage institutionnel de l’Union, augmentant ses compétences, parfois de manière spectaculaire, à chaque modification de Traité, la participation des citoyens européens à l’élection de ses membres n’a cessé de diminuer. La moyenne de la participation dans l’UE est en effet passée de 63% en 1979 à un peu moins de 46% en 2004.

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