Dernière chance pour l’Union pour la Méditerranée ?

Après avoir été reporté au mois de novembre, notamment à cause du conflit israélo-palestinien, le IIème sommet des chefs d’État et de gouvernement vient d’être une nouvelle fois ajourné. Dans une période de crise économique mondiale où les coopérations régionales se font de plus en plus urgentes, il s’agit d’un signal très négatif à tous ceux qui voyaient en ce rendez-vous l’occasion de redynamiser le processus de Barcelone.

Après avoir été reporté au mois de novembre, notamment à cause du conflit israélo-palestinien, le IIème sommet des chefs d’État et de gouvernement vient d’être une nouvelle fois ajourné. Dans une période de crise économique mondiale où les coopérations régionales se font de plus en plus urgentes, il s’agit d’un signal très négatif à tous ceux qui voyaient en ce rendez-vous l’occasion de redynamiser le processus de Barcelone.

Après deux années d’existence, l’heure est au bilan pour l’UpM. Lancée avec faste par Nicolas Sarkozy en juillet 2008, l’UpM a souffert de deux années de querelles, de blocages voire de revers, essentiellement politiques, achoppant quasi systématiquement sur l’inextinguible conflit israélo- palestinien (2). Après une année 2009 catastrophique (huit mois d’interruption des travaux suite à la crise de Gaza), l’année 2010 n’a pas pu concrétiser les espoirs que l’on pouvait fonder dans l’institution et s’achève, avec l’annulation du sommet de Barcelone, sur cette autre déception majeure.

Cette analyse est le fruit d’une coopération entre l’Institut Thomas More et Confrontations Europe