CoFoE : derniers jours pour s’exprimer sur la plateforme numérique

Pour une véritable relance du projet européen, ce qui était l’esprit même de la CoFoE, il est indispensable que la participation à la plateforme numérique soit le plus large possible.

Podium,In,Press,Conference,On,The,Launch,Of,The,Digital
Malgré ses quelques limites structurelles, la CoFoE a un potentiel important pour déclencher un processus de reforme profonde de l’UE, dans lequel il est crucial d’associer le plus grand nombre de citoyens et citoyennes. [<a href="https://www.shutterstock.com/fr/g/Alexandros_Michailidis" target="_blank" rel="noopener">Shutterstock/Alexandros Michailidis</a>]

Il ne nous reste plus que quelques jours pour faire entendre notre voix sur la plateforme en ligne de la Conférence sur l’avenir de l’Europe (CoFoE). Seules les contributions publiées sur la plateforme jusqu’au 20 février seront prises en compte dans le rapport qui sera publié le 17 mars, qui alimentera les séances plénières et les groupes de travail de la CoFoE.

Silvia Romano est Secrétaire Générale de l’Union des fédéralistes européens d’Ile-de-France. 

Pour une véritable relance du projet européen, ce qui était l’esprit même de la CoFoE, il est indispensable que la participation à la plateforme numérique soit le plus large possible. Même si elle a perdu son ambition initiale, en raison de son format, du périmètre d’action et finalement pour sa durée limitée, la CoFoE reste en ce moment une occasion unique de partager nos propositions pour changer l’Europe et la rendre à la hauteur de nos attentes.

Les rapports intermédiaires de la plateforme montrent que les citoyen-ne-s demandent de plus en plus une UE souveraine, dotée d’institutions capables de répondre aux grandes crises de notre époque, telles que le changement climatique, les pandémies, les migrations, la gouvernance du Web, les inégalités entre les citoyen-ne-s de différentes régions et pays.

Au début de son mandat, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a elle-même annoncé la CoFoE comme un large débat participatif sur la possibilité de réformer l’UE « pour la rendre plus démocratique et plus efficace dans la prise de décision« . Les objectifs de la présidente von der Leyen étaient de « donner un nouvel élan à la démocratie européenne » et d’engager des réformes pour « aller vers un plein pouvoir de codécision du Parlement européen et l’abolition de l’unanimité pour les politiques du climat, de l’énergie, des affaires sociales et de la fiscalité« .

Récemment, l’accord de coalition du nouveau gouvernement allemand dirigé par Olaf Scholz a explicitement mentionné la CoFoE comme une occasion d’entamer le débat sur une réforme institutionnelle par le bas, par la convocation d’une assemblée constituante.

Cela montre que malgré ses quelques limites structurelles, la CoFoE a un potentiel important pour déclencher un processus de reforme profonde de l’UE, dans lequel il est crucial d’associer le plus grand nombre de citoyens et citoyennes.

Dans cette page, sont disponibles plus d’informations sur la mobilisation de l’Union des fédéralistes européens dans le cadre de la CoFoE.