Après le traité de Lisbonne : l’Union européenne a-t-elle enfin un numéro de téléphone?

Dans une analyse publiée par la Fondation Robert Schuman, Thierry Chopin et Maxime Lefebvre font le point sur les conséquences pour l’unification de la représentation de l’UE à la suite de la mise en place du traité de Lisbonne.

Dans une analyse publiée par la Fondation Robert Schuman, Thierry Chopin et Maxime Lefebvre font le point sur les conséquences pour l’unification de la représentation de l’UE à la suite de la mise en place du traité de Lisbonne.

Le traité de Lisbonne est censé rendre le fonctionnement de l’Union européenne plus efficace, en particulier pour ce qui est de son action extérieure. A cet effet, deux postes ont été créés  : celui de Président du Conseil européen et celui de  » ministre européen des Affaires étrangères « , tous deux chargés d’être le numéro de téléphone de l’Union européenne.

Néanmoins, la représentation extérieure de l’Union sera loin d’être complètement unifiée et des risques de cacophonie ne sont pas à écarter. Surtout, les questions diplomatiques resteront soumises à l’unanimité et, si l’Union européenne parvient à s’exprimer d’une seule voix sur de très nombreux dossiers, ses États membres peuvent aussi se diviser sur des sujets de politique étrangère très importants. 

Dans ce contexte, la clé du succès de la future diplomatie européenne sera la capacité des grandes capitales à faire converger leurs approches  : moins d’initiatives unilatérales, plus de concertation avec les autres, plus de travail en commun à Bruxelles (en liaison avec les équipes de la Haute Représentante et du Président du Conseil européen). A charge donc pour les nouvelles institutions de favoriser un tel consensus entre les capitales nationales.

C’est notamment sur ce point que la  » ministre des Affaires étrangères  » devra jouer un rôle clé  en favorisant le rapprochement entre les diplomaties européennes. 
C’est la condition pour que les Européens soient pris plus au sérieux par leurs partenaires, et notamment par les États-Unis, et parviennent ainsi à favoriser une réponse collective aux grands problèmes internationaux qui menacent leur sécurité et leur prospérité.

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