Vol MH17 : le Conseil de l'Europe dénonce "la désinformation" de la Russie

L'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) a vivement dénoncé jeudi (23 juin) la « désinformation » pratiquée par la Russie dans l'enquête sur l'explosion du vol MH17 à l'été 2014.

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Le 17 juillet 2014, l'avion du vol MH17 de la Malaysia Airlines reliant Amsterdam à Kuala Lumpur s'est écrasé pendant qu'il survolait l'Est de l'Ukraine, provoquant la mort des 283 passagers et des 15 membres de l'équipage à son bord. [Ryan Fletcher/Shutterstock]

L’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) a vivement dénoncé jeudi (23 juin) la « désinformation » pratiquée par la Russie dans l’enquête sur l’explosion du vol MH17 à l’été 2014.

« Au lieu de fournir des informations fiables aux organes d’enquête compétents, les autorités russes ont pratiqué la désinformation » et « les autorités russes sont allées jusqu’à présenter des données radar, satellite et autres manipulées pour masquer la vérité », ont affirmé à l’unanimité les parlementaires de l’APCE réunis en session plénière à Strasbourg.

Le 17 juillet 2014, l’avion du vol MH17 de la Malaysia Airlines reliant Amsterdam à Kuala Lumpur s’est écrasé pendant qu’il survolait l’Est de l’Ukraine, provoquant la mort des 283 passagers et des 15 membres de l’équipage à son bord.

Une équipe internationale d’enquêteurs affirme que l’appareil a été abattu au-dessus de la zone de conflit armé avec les séparatistes prorusses par un missile acheminé d’une base militaire russe, probablement pour lutter contre les forces ukrainiennes. Moscou a toujours nié toute implication.

Au regard des preuves mises à sa disposition par les autorités ukrainiennes et néerlandaises, l’APCE a considéré « comme le scénario de loin le plus convaincant » qu’un missile mis à disposition par la Russie a abattu le vol MH17.

L’APCE, organe parlementaire du Conseil de l’Europe, dont la Russie a été exclue, a aussi exhorté Moscou « à présenter des excuses officielles aux familles et amis des victimes du vol MH17 pour la douleur et la souffrance causées par la désinformation antérieure ».

En parallèle de cette résolution votée par l’APCE qui n’est pas contraignante, le crash du MH17 est toujours l’objet de requêtes devant la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH), le bras judiciaire du Conseil de l’Europe. Une audience devant sa formation suprême a eu lieu en janvier à Strasbourg mais la décision n’a pas encore été rendue.