Vingt pays de l’UE prêts à acheter des armes via le programme SAFE
Pour le commissaire européen à la défense Andrius Kubilius, d'autres États membres pourraient encore rejoindre le programme SAFE.
La majorité des pays de l’Union européenne (UE) vont demander des prêts pour acheter du matériel militaire dans le cadre du programme SAFE, a déclaré jeudi pour Euractiv le commissaire européen à la défense Andrius Kubilius.
Le mécanisme de prêt SAFE, approuvé au printemps dernier, vise à financer les achats militaires des pays de l’UE, de la Norvège et de l’Ukraine, ainsi que d’autres pays comme le Royaume-Uni.
« Selon notre évaluation informelle, une vingtaine d’États membres contracteront des prêts, et il s’agit là d’une estimation très prudente », a expliqué le commissaire lituanien, ajoutant que « cela pourrait représenter environ 100 milliards d’euros, voire davantage ».
S’adressant à Euractiv quelques jours avant la première date limite fixée mardi pour manifester son intérêt pour le fonds de 150 milliards d’euros dans le cadre du programme Action pour la sécurité en Europe (SAFE), Andrius Kubilius a déclaré que ce dernier suscitait un « vif intérêt ».
Toutefois, Andrius Kubilius n’a pas précisé quels pays avaient déposé des demandes, ni divulgué le montant que chaque capitale espérait emprunter.
Il semble que la Belgique, la Bulgarie, Chypre, la Tchéquie, l’Estonie, la France, l’Irlande, la Lituanie, la Pologne et la Roumanie aient toutes demandé un financement. Selon des sources nationales, l’Autriche, la Finlande et la Slovaquie restent indécises, tandis que l’Allemagne et la Suède devraient se joindre à des accords d’approvisionnement plus larges, mais ne demanderont pas de prêts.
Les pays de l’UE ont jusqu’à la semaine prochaine pour manifester leur intérêt pour le plan et indiquer le montant qu’ils souhaitent emprunter via l’UE, puis jusqu’en novembre pour décider que faire de ces fonds.
Dans une lettre adressée aux pays de l’UE consultée par Euractiv, Andrius Kubilius a appelé les pays à utiliser cet argent pour des achats communs, même s’ils sont autorisés à agir seuls. La Commission est également ouverte à la participation des pays de l’UE à ce programme à un stade ultérieur, même s’ils ne respectent pas la date limite fixée.