Vers une libéralisation des visas kosovars d’ici 2024
Les représentants du Parlement européen, de la Commission et du Conseil sont parvenus mercredi à un accord sur la libéralisation du régime des visas pour le Kosovo. La mise en œuvre de cet accord sera effective au plus tard le 1er janvier 2024.
Les représentants du Parlement européen, de la Commission et du Conseil sont parvenus mercredi à un accord sur la libéralisation du régime des visas pour le Kosovo. La mise en œuvre de cet accord sera effective au plus tard le 1er janvier 2024.
Les nouvelles règles permettraient aux titulaires de passeports kosovars de se rendre dans l’UE sans visa pour une période de séjour de 90 jours dans toute période de 180 jours.
Selon les institutions européennes, le Kosovo répond aujourd’hui aux attentes, rendant une libéralisation possible, après des négociations entamées en 2018.
« Les équipes de négociation du Parlement et du Conseil sont parvenues à l’accord tant attendu sur la libéralisation des visas pour le Kosovo » mercredi (14 décembre), indique le communiqué de presse du Parlement européen.
La libéralisation des visas va dépendre du fonctionnement du système européen d’information et d’autorisation concernant les voyages, ETIAS, qui oblige les citoyens des pays tiers qui se rendent sans visa dans l’UE à enregistrer au préalable leurs données personnelles.
Au nom du Parlement, les négociations avec le Conseil ont été menées par le rapporteur Thijs Reuten.
« L’UE a laissé le Kosovo attendre bien trop longtemps. C’était le dernier pays des Balkans occidentaux qui n’avait pas encore de système de déplacement sans visa dans l’UE. Quatre années après avoir rempli toutes les conditions, nous avons enfin tenu notre promesse » a déclaré Thijs Reuter, député européen et négociateur en chef pour le Parlement européen.
Le Kosovo, qui a déclaré son indépendance de la Serbie en 2008, presque dix ans après le cessez-le-feu entre les deux pays (1998-1999), continue de ne pas bénéficier d’une reconnaissance officielle de la part de cinq pays européens : Chypre, l’Espagne, la Grèce, la Roumanie et la Slovaquie.
L’accord doit être soumis au vote de la commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures (LIBE) du Parlement européen, puis à la session plénière. Après cette procédure, il sera ratifié par le Conseil de l’UE.