Vers un accord sur des critères européens pour tester les centrales nucléaires?

Réunis pour établir des critères communs d’évaluation sur la sécurité des centrales nucléaires, le groupe des régulateurs en charge de la sûreté serait parvenu à un accord.

EURACTIV.fr

Réunis pour établir des critères communs d’évaluation sur la sécurité des centrales nucléaires, le groupe des régulateurs en charge de la sûreté serait parvenu à un accord.

Un compromis semble avoir émergé, vendredi 13 mai, à Bruxelles, lors de la réunion des régulateurs européens (Ensreg) en charge de la sûreté nucléaire.

Selon les premières informations divulguées par l’AFP, l’accord propose de différencier deux volets de tests  : ceux touchant à la menace liée aux catastrophes naturelles d’une part, de ceux issus des risques humains, comme les chutes d’avions ou les attaques terroristes.

Mais les régulateurs ont souligné n’avoir aucune compétence pour les questions liées à la sécurité contre le terrorisme.

Le compromis propose donc la constitution d’un groupe de travail composé par des experts des États et des représentants de la Commission dont le format, le mandat, et les méthodes de travail doivent encore être arrêtés pour formuler des propositions de tests. 

Le sujet divise les États. Des pays tels que la France et le Royaume-Uni sont fortement opposés à la prise en compte de la menace humaine, qui relève à leurs yeux de la défense nationale. Le commissaire européen à l’Energie, Gunther Öttinger, et certains pays comme l’Allemagne et l’Autriche, souhaitent eux une acception plus large des tests de résistance, englobant les menaces naturelles et humaines.

Des tests commandés par les gouvernements ont déjà commencé dans certains pays, notamment en France. Reste à savoir si l’UE sera plus exigeante pour ses propres « stress tests ». Ces interrogations pourraient être levées, jeudi 19 mai, lors d’une nouvelle réunion des régulateurs européens.