Verheugen entend sanctuariser le budget européen consacré à la recherche sur la sécurité

Dans le cadre d'une conférence organisée par le "New Defence Agenda", responsables politiques et industriels ont discuté de l'avenir de la sécurité collective européenne, et abordé la question du rôle de la recherche et des nouvelles technologies en matière de lutte contre le terrorisme. 

Dans le cadre d’une conférence organisée par le « New Defence
Agenda », responsables politiques et industriels ont discuté de
l’avenir de la sécurité collective européenne, et abordé la
question du rôle de la recherche et des nouvelles technologies en
matière de lutte contre le terrorisme. 

Dépenses de R&D : La Commission Prodi a
proposé un nouveau budget européen pour la période 2007-2013. La
Communication consacrée au thème de « la recherche sur la sécurité »,
publiée en septembre 2004, recommandait le déblocage d’un budget
annuel d’un milliard d’euros pour assurer le financement d’un
« programme européen de recherche sur la sécurité ». Les futures
négociations budgétaires devraient être compliquées par le
déroulement en parallèle de la « bataille pour les fonds
structurels », dans le cadre de laquelle certains Etats
bénéficiaires (Espagne, Portugal, Grèce) ont beaucoup à perdre.
L’issue de ces négociations pourrait déterminer dans une large
mesure le montant total des financements alloués à la sécurité pour
la recherche.   

Equipements de défense : l’Agence européenne de
défense s’efforce de créer les conditions nécessaires à une
rationalisation des marchés européens des équipements de défense.
Ce mandat est clairement défini dans le « Livre vert sur les marchés
publics de défense » publié par la Commission le 23 septembre
2004. 

Politique industrielle : les industriels de la
défense – européens ou autres – sont les premiers à réclamer une
ouverture du marché européen de la défense, susceptible selon eux
de favoriser le développement de technologies de pointe (par la
rationalisation des budgets de recherche) et, plus largement, de
contribuer à l’essor économique de l’ensemble du
secteur.    

Les entreprises européennes se plaignent de ne pas bénéficier
d’un accès pleinement équitable aux marchés américains de
défense, alors qu’industriels et responsables politiques
d’outre-Atlantique soulignent que la technologie militaire « made in
EU » est déjà largement présente dans les équipements utilisés par
l’armée américaine.

Attitudes : plusieurs spécialistes
américains doutent du fait que les responsables européens
aient pleinement pris la mesure de l’ampleur de la menace
terroriste, et que les mentalités aient suffisamment évolué de ce
côté-ci de l’Atlantique pour créer les conditions nécessaires à une
riposte efficace en cas d’attaque terroriste à grande
échelle.