Verheugen défend l'adhésion de la Turquie à l'UE [FR]

Le vice-président de la Commission, Günter Verheugen, a reproché à l'UE d'envoyer des signaux négatifs à la Turquie et a souligné que l'objectif des négociations devait être l'adhésion pleine et entière du pays.

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Le vice-président de la Commission, Günter Verheugen, a reproché à l’UE d’envoyer des signaux négatifs à la Turquie et a souligné que l’objectif des négociations devait être l’adhésion pleine et entière du pays.

L’ancien commissaire à l’élargissement, Günter Verheugen, a déclaré dans un entretien avec le journal allemand Bild am Sonntag, le 8 octobre 2006 : « Presque tous les signaux envoyés par l’Europe à la Turquie sont négatifs, » ajoutant : « Nous nous concentrons sur les lacunes du pays et ne l’encourageons pas à évoluer. Nous alimentons ainsi sa réticence à mener les réformes que nous demandons, ce qui donne à l’Europe l’impression que les Turcs ne peuvent tout simplement pas y parvenir. » Selon lui, « c’est une spirale dangereuse qui pourrait donner lieu à un échec politique de premier ordre. »

Ses commentaires soutiennent la position de l’actuel commissaire européen à l’élargissement, Olli Rehn, qui, dans un message délivré la semaine dernière, a prévenu qu’évoquer un « partenariat privilégié » risquait de donner lieu à une réaction brutale de la Turquie.

La position de G. Verheugen contraste par contre vivement avec celle de la chancelière allemande Angela Merkel, qui, lors de sa visite en Turquie la semaine dernière, a de nouveau défendu l’idée d’un « partenariat privilégié ». Elle a toutefois précisé qu’elle ne s’opposerait pas aux négociations d’adhésion. A la suite de cette visite, Mme Merkel a eu un désaccord avec ses partenaires de coalition socio-démocrates au sujet de l’adhésion de la Turquie à l’UE.