Ursula von der Leyen veut des « règles du jeu équitables » avec la Chine

L'Union européenne veut des « règles du jeu équitables avec la Chine » en évitant les risques de « dépendance » énergétique, a déclaré la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, défendant ses prises de position sur ce thème lors de son déplacement à Washington.

European Commission President von der Leyen visits Washington
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen (à gauche), et le président des États-Unis, Joe Biden (à droite), s'entretiennent dans le bureau ovale de la Maison Blanche à Washington, DC, États-Unis, le 10 mars 2023. [EPA-EFE/BONNIS CASH / POOL]

L’Union européenne veut des « règles du jeu équitables avec la Chine » en évitant les risques de « dépendance » énergétique, a déclaré la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, défendant ses prises de position sur ce thème lors de son déplacement à Washington.

« Nous ne voulons pas de dépendance comme nous l’avons connue avec la Russie sur les énergies fossiles », a expliqué Mme von der Leyen lors d’une interview organisée lundi (13 mars) à Strasbourg par la « European Newsroom » qui regroupe plusieurs agences de presse européennes, dont l’AFP.

« Nous ne voulons pas être dépendants en matières premières critiques par exemple. Par conséquent, nous nous diversifions et nous renforçons nos chaînes d’approvisionnement avec des partenaires partageant les mêmes idées », a poursuivi la cheffe de l’exécutif européen, tout juste de retour d’un voyage aux États-Unis.

Lors de cette visite à la Maison Blanche, elle a convenu vendredi (10 mars) avec le président américain Joe Biden de commencer « immédiatement » à négocier en vue d’un « accord ciblé sur les métaux stratégiques » de la transition énergétique, qui vise à réduire la dépendance vis-à-vis de Pékin.

Le positionnement adopté à Washington par la présidente de l’exécutif européen au sujet de la Chine a fait grincer des dents au sein de l’UE.

Sur ces sujets d’ordre géopolitique, « il fallait un mandat » de la part des dirigeants des États membres, a cinglé un responsable européen sous couvert de l’anonymat.

Ces dirigeants européens se sont montrés soucieux, lors de leurs discussions en octobre sur le sujet, de trouver leur propre voie face à la Chine, sans s’aligner sur les États-Unis et se laisser entraîner dans une logique de « confrontation systématique ».