Union bancaire : la BCE a besoin d’un an
Face aux députés européens, le président de la Banque centrale européenne a estimé qu’une année serait nécessaire à l’institution pour se préparer au rôle de supervision bancaire.
Face aux députés européens, le président de la Banque centrale européenne a estimé qu’une année serait nécessaire à l’institution pour se préparer au rôle de supervision bancaire.
« La BCE n’est pas censée prendre en charge la supervision dans un délai de trois mois. Ce sera une période de transition. Nous prévoyons qu’il faudra un an pour adapter toutes les structures », a lancé le président de la Banque centrale européenne devant la commission des Affaires économiques et monétaires du Parlement européen.
Stricte séparation
« L’important est que le système de régulation entre en vigueur le 1er janvier, après quoi on commencera à travailler officiellement avec les superviseurs nationaux pour le mettre en place. On se donne un an », a-t-il estimé, lors de son audition mardi 9 octobre.
Le banquier de la zone euro a redit son attachement à une stricte séparation, au sein de la BCE, entre les activités de supervision et de politique monétaire.
Désaccord allemand
Peu avant, la présidente de la Bafin, l’autorité allemande de régulation financière, avait estimé que l’échéance fixée pour la mise en place d’une supervision bancaire à l’échelle de la zone euro serait probablement repoussée d’un an.
Elke König a également dit qu’elle soutenait l’idée d’une supervision commune dans son principe, mais qu’elle n’avait pas compris comment se ferait concrètement la transition d’une supervision nationale à une supervision paneuropéenne.
L’Allemagne a affiché à plusieurs reprises son désaccord avec la Commission européenne au sujet du projet visant à donner à la Banque centrale européenne de nouveaux pouvoirs, estimant qu’il était irréaliste de penser que l’institut de Francfort allait pouvoir contrôler toutes les banques européennes.