Une réunion sur le différend gazier entre la Slovaquie et l’Ukraine annulée à la dernière minute
Une réunion prévue à Bruxelles entre Bratislava et Kiev dans le but d'apaiser les tensions sur le gaz, a été annulée lundi 6 janvier au soir, après que la délégation ukrainienne a déclaré ne plus être en mesure d'y assister.
Une réunion prévue à Bruxelles entre Bratislava et Kiev dans le but d’apaiser les tensions sur le gaz a été annulée lundi 6 janvier au soir, après que la délégation ukrainienne a déclaré ne plus être en mesure d’y assister.
Depuis des semaines, la Slovaquie se dispute avec l’Ukraine à propos de la fin d’un accord qui doit faciliter les flux de gaz de la Russie vers l’Union européenne (UE). La réunion sur le sujet, qui était prévue pour mardi 7 janvier et aurait dû être présidée par la Commission européenne, visait la résolution de cette querelle en cours.
La fin du transit du gaz par l’Ukraine empêche Bratislava de profiter de la poursuite des flux vers l’ouest, a déclaré la semaine dernière le Premier ministre slovaque, Robert Fico, tout en précisant que la perte des droits de transit coûterait à la Slovaquie 500 millions d’euros.
Robert Fico a par ailleurs menacé de riposter en coupant les flux d’électricité vers l’Ukraine. Selon une source diplomatique, l’Ukraine avait convoqué cette réunion pour discuter de ces menaces. Le Premier ministre slovaque avait expliqué qu’il profiterait de la rencontre pour demander une compensation pour les 500 millions d’euros de perte de revenus présumés.
« Étant donné que la partie ukrainienne ne participe plus à la réunion, la Commission européenne a décidé de l’annuler », a annoncé le gouvernement slovaque dans un communiqué.
Toujours selon la source diplomatique, la partie ukrainienne a proposé une réunion en ligne, mais la Commission a décliné, préférant un échange en personne.
Cette annulation de dernière minute ne mettra pas fin aux efforts visant à améliorer les relations entre les deux pays, bien que Kiev accuse Bratislava d’« ouvrir un deuxième front » dans la guerre lancée par Moscou.
« La Commission européenne, en coopération avec les parties intéressées, cherche une autre date à laquelle la réunion pourrait avoir lieu », a précisé la partie slovaque.
Alexandra Brzozowski a contribué à la rédaction de cet article.