Une nouvelle alliance paneuropéenne pour lutter contre le traité [FR]

Une force politique européenne opposée à la ratification du traité de Lisbonne et à la poursuite de l’intégration européenne devrait naître aujourd’hui (12 novembre) à la suite de la visite en Irlande du président eurosceptique tchèque Václav Klaus.

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Une force politique européenne opposée à la ratification du traité de Lisbonne et à la poursuite de l’intégration européenne devrait naître aujourd’hui (12 novembre) à la suite de la visite en Irlande du président eurosceptique tchèque Václav Klaus.

Selon la presse irlandaise, le rassemblement de personnalités eurosceptiques en vue devrait constituer le clou de la visite controversée de M. Klaus à Dublin.

On compte parmi elles Philippe de Villiers (leader du parti souverainiste français Mouvement pour la France), Anthony Coughlan (militant irlandais pour le « non »), Bruce Arnold (journaliste d’origine anglaise) ainsi que plusieurs eurodéputés. 

Au total, 80 personnes ont été invitées au dîner d’aujourd’hui à Dublin, lequel sera fermé aux médias. MM. Ganley et Klaus devraient tous deux prononcer un discours. 

Par rapport à la visite de M. Klaus, M. Ganley s’est dit optimiste à l’idée selon laquelle le groupe anti-traité de Lisbonne Libertas, qu’il a été accusé de financer en violation de la législation irlandaise (EURACTIV 26/09/08), deviendrait un « parti paneuropéen ». 

Hier, le président tchèque a rencontré Declan Ganley, un des principaux militants irlandais contre le traité de Lisbonne (EURACTIV 11/11/08). Au cours de sa visite, M. Klaus aurait déclaré qu’il était mécontent avec ce qu’il a décrit comme les tentatives européennes visant à omettre le référendum irlandais et à en changer les résultats. 

Le gouvernement irlandais semble être en position difficile par rapport à un éventuel manquement au protocole dans le programme du président tchèque. Selon le porte-parole du principal parti d’opposition Fine Gael, le ministre irlandais des Affaires étrangères devrait déposer une plainte formelle avec son homologue tchèque à propos du comportement de M. Klaus, qui ne cherche à son avis absolument pas à cacher son extrême sympathie à l’égard de groupements et d’individus opposés à la politique du gouvernement irlandais. 

En janvier, la République tchèque succédera à la France à la présidence tournante de l’UE pendant six mois, suscitant une certaine nervosité à Bruxelles et dans d’autres capitales à propos de l’agenda européen du pays. A Prague, des commentateurs ont tenté de minimiser l’importance des réunions entre MM. Klaus et Ganley, insistant sur le pouvoir limité du président tchèque en matière de politique étrangère