Un réchauffement d' 1,5°C limiterait la disparition des poissons

Les captures halieutiques diminueront moins si le réchauffement climatique est limité à 1,5 degré Celsius, juge une étude parue dans la revue Science. Un article de notre partenaire, le Journal de l’Environnement.

Journal de l'environnement
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Le réchauffement climatique menace les réserves halieutiques. [<a href="https://www.shutterstock.com/pic-57789532/stock-photo-hands-take-fish-out-of-a-net.html?src=pp-same_artist-57128569-3&ws=1" target="_blank" rel="noopener">[withGod/Shutterstock]</a>]

Les captures halieutiques diminueront moins si le réchauffement climatique est limité à 1,5 degré Celsius, juge une étude parue dans la revue Science. Un article de notre partenaire, le Journal de l’Environnement.

Selon les chercheurs des universités de Vancouver et de Zürich, dont les modèles prennent en compte 892 espèces de poissons et d’invertébrés, les prises potentielles doivent décliner de 3 millions de tonnes par an et par degré de réchauffement. Ce qui représente environ 3% des prises actuelles.

Les scientifiques ont également comparé les effets d’un scénario ambitieux de réduction des émissions de gaz à effet de serre (réchauffement limité à 1,5°C par rapport à l’ère pré-industrielle) avec ceux d’un scénario tendanciel (réchauffement de 3,5°C pour la même période). Dans le premier cas, les captures maximales devraient baisser de 2,5% par an. Dans le second, la chute sera en revanche de 8% par an.

>> Lire : L’accord de Paris, et après?

Publié le 21 décembre, le bilan annuel d’Eurostat sur la pêche dans l’Union européenne montre que la flotte comptait 84 400 navires en 2015. Les plus grands pays pêcheurs restent l’Espagne, le Danemak, le Royaume-Uni et la France (en tonnages pêchés). Au total, les captures européennes se sont élevées à 5,1 millions de tonnes en 2015, soit 5% de moins qu’en 2014 et environ 20% de moins qu’en 2000.

Des effets accentués dans certaines régions

Au niveau régional, les pertes les plus fortes sont attendues au large de l’Equateur, du Costa Rica, du Ghana, de la Thaïlande, des Philippines, de l’Indonésie ainsi que dans l’océan Arctique.

Des études avaient déjà montré que l’effondrement des stocks de morue dans le golfe du Maine était lié au réchauffement des océans (A.J. Pershing et al, Science, 2015).

>> Lire : Malgré l’accord de Paris, le monde se dirige vers un réchauffement de 3°C

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