Un incident de cybersécurité paralyse le parlement slovaque

Le président du Parlement Boris Kollár a interrompu la session du Conseil national jeudi, invoquant une cyberattaque « très grave » d’origine inconnue, bien que le Conseil national de sécurité n’ait pas encore confirmé l’attaque.

EURACTIV Slovaquie
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Bratislava,,Slovakia,-,Dec,1,,2019:,Aerial,View,Of,Slovak [Shutterstock/Ventura]

Le président du Parlement Boris Kollár a interrompu la session du Conseil national jeudi (27 octobre), invoquant une cyberattaque « très grave » d’origine inconnue, bien que le Conseil national de sécurité n’ait pas encore confirmé l’attaque.

Les ordinateurs des législateurs, y compris les machines à voter, étaient en panne jeudi, selon ce qu’a rapporté TV Markíza. Même les systèmes de la cafétéria ont cessé de fonctionner, selon M. Kollar.

Rien de tel n’est jamais arrivé au Conseil national, a déclaré le vice-président du Parlement Peter Pčolinský, commentant l’incident.

M. Kollár a toutefois promis que les sessions de l’unique organe constitutionnel et législatif de la Slovaquie devraient reprendre au plus tard le 8 novembre et pourraient commencer plus tôt si le problème de cybersécurité est rapidement résolu.

L’Autorité de sécurité nationale, l’organe gouvernemental chargé de la cybersécurité, a reçu un rapport sur l’incident. Son porte-parole, Peter Habara, a toutefois déclaré qu’il ne pouvait pas encore divulguer de détails sur l’incident, mais qu’il refusait de le qualifier d’attaque.

« Le bureau tient à souligner la différence entre une cyberattaque et un incident de cybersécurité. En termes simples, un incident de cybersécurité est tout événement qui affecte négativement un système ou un logiciel, tandis qu’une cyberattaque est un acte délibéré, dont le but peut être, par exemple, de voler des données ou de rendre un système ou une opération inutilisable », a expliqué M. Habara.

Anna Zemanová, du parti d’opposition Liberté et Solidarité, a suggéré que l’« attaque » pourrait avoir été mise en scène parce que la coalition comptait trop d’absents et que le Conseil national était censé voter sur plusieurs projets de loi importants. Mme Zemanová a qualifié d’« absurde » l’interruption jusqu’au 8 novembre.