Un eurodéputé grec détenu en Albanie est sorti de prison pour aller à Strasbourg
L’eurodéputé grec Fredi Beleri, détenu en Albanie et temporairement libéré afin de participer à la session inaugurale du Parlement européen à Strasbourg, a salué lundi (15 juillet) la lutte pour la « démocratie » et les « libertés » lors d’une étape à Athènes.
L’eurodéputé grec Fredi Beleri, détenu en Albanie et temporairement libéré afin de participer à la session inaugurale du Parlement européen à Strasbourg, a salué lundi (15 juillet) la lutte pour la « démocratie » et les « libertés » lors d’une étape à Athènes.
« Mon calvaire touche à sa fin. La lutte pour la démocratie, l’État de droit et les libertés des citoyens se poursuit », a-t-il déclaré après avoir atterri lundi dans la capitale grecque et s’être rendu au bureau du Premier ministre Kyriákos Mitsotákis, d’après l’agence de presse ANA.
Se disant « fier » d’assumer ses fonctions d’eurodéputé, il a promis de « défendre les droits de notre pays et des Grecs, où qu’ils vivent ».
Fredi Beleri purge actuellement une peine de prison pour avoir prétendument acheté des voix lors des élections municipales albanaises de mai 2023. Expatrié grec en Albanie, il était alors candidat à la mairie dans la ville d’Himarë, au sud du pays, où vit une minorité grecque, sous la bannière d’un parti de la minorité grecque aligné sur une coalition d’opposition.
L’Albanie avait annoncé dimanche (14 juillet) qu’il pourrait quitter la prison pour se rendre à Strasbourg jusqu’au 20 juillet, soit un jour après la fin de la session plénière qui s’ouvre mardi (16 juillet).
Il devra ensuite « rentrer pour purger sa peine », avait indiqué l’administration pénitentiaire albanaise.
Condamné en mars dernier à deux ans de prison, l’eurodéputé de 52 ans avait été élu en tant qu’eurodéputé début juin, sous l’étiquette du parti conservateur grec au pouvoir Nouvelle Démocratie (Parti populaire européen, PPE), et ce malgré les tensions suscitées par sa candidature entre Athènes et Tirana.
Fredi Beleri clame depuis le début que sa condamnation est « politique », des accusations rejetées par le gouvernement albanais.
La Grèce a accusé l’Albanie de violation des droits de l’homme politique, ce que Tirana conteste.
En mai, Athènes est allé plus loin, en avertissant que cette affaire pourrait avoir un impact sur les efforts d’adhésion de l’Albanie à l’Union européenne.