Un débat public sur le budget européen bien discret

La première conférence sur les perspectives financières de l’UE pour 2014-2020 vient de s’achever. La future présidence danoise a annoncé qu’une seconde édition serait organisée.

EURACTIV.fr

La première conférence sur les perspectives financières de l’UE pour 2014-2020 vient de s’achever. La future présidence danoise a annoncé qu’une seconde édition serait organisée.

 « Un succès ». C’est le mot utilisé par les organisateurs de la conférence sur le budget de l’UE pour 2014-2020 qui a eu lieu à Bruxelles jeudi 20 et vendredi 21 octobre.  

Pourtant, sur le fond, comme prévu, rien n’est ressorti de la rencontre. Et on ne peut pas dire que la presse se soit vraiment fait écho de la rencontre.  

Deuxième édition  

Seule vraie victoire, le ministre danois des Affaires européennes, Nicolai Wammen a annoncé qu’une nouvelle édition serait organisée lors de la présidence tournante de l’UE que son pays assurera au premier semestre 2012.  

Une déclaration qui a réjoui le défenseur et organisateur en sous-main de ce projet Alain Lamassoure qui veut « décloisonner le débat sur le budget de l’UE ».

« Aujourd’hui, en Europe, tout circule librement, sauf le débat politique », estime-t-il. Il faut que « cette première devienne un précédent », ajoute-t-il. Pour que « ce ne soit plus jamais comme avant dans la manière de travailler dans les affaires européennes ». Et le député d’espérer que la prochaine fois, certaines discussions n’aient pas lieu « derrière des portes fermées ».  

Même si la dynamique tout doucement amorcée au cours de ces deux journées fait des petits, il y a fort à parier que les négociations sur les perspectives financières de l’UE seront encore le résultat de tractations secrètes entre chefs d’États.

Contexte défavorable  

Interrogé par EURACTIV.fr, le commissaire au budget, Janusz Lewandowski a reconnu que le contexte actuel n’était pas favorable puisque le débat ne porte pas sur « comment donner les moyens à l’Europe de remplir ses objectifs mais comment économiser de l’argent ».  

Alain Lamassoure reconnaît aussi que « les négociations seront fatalement longues. La dernière fois, cela nous a pris 15 mois. Cette fois-ci, ce sera encore plus compliqué puisque nous parlons aussi de nouvelles ressources propres pour l’UE, avec en toile de fond, un contexte incertain. D’ici un an, nous analyserons l’avancée des travaux ».

La tenue d’élections en France (2012) et en Allemagne (2013) devraient réduire encore un peu plus les périodes propices à un accord et ajouter un peu plus de piment à l’exercice.