Un an après la crise de la viande chevaline, rien n'a changé
La Commission européenne a pris plusieurs mesures depuis le scandale de la viande chevaline. Mais le groupe de consommateurs BEUC affirme qu'un scandale alimentaire similaire pourrait de nouveau ébranler l'Europe.
La Commission européenne a pris plusieurs mesures depuis le scandale de la viande chevaline. Mais le groupe de consommateurs BEUC affirme qu'un scandale alimentaire similaire pourrait de nouveau ébranler l'Europe.
La fraude à grande échelle était l'une des raisons à l'origine du scandale alimentaire de l'année dernière (voir « Contexte »). La Commission européenne a promis d'améliorer les contrôles et les sanctions afin d'éviter un nouveau scandale et de garantir l’authenticité des aliments.
La Commission a publié ses engagements dans un plan d'action publié en mars 2013. L'exécutif européen compte augmenter le nombre de tests et d'inspections inopinées dans les usines de traitement de la viande. Il s'engage également à imposer des amendes plus lourdes aux fraudeurs ainsi qu'à établir un « réseau antifraude alimentaire » et un outil informatique d'alerte.
Mais en pratique, les mesures concrètes se font attendre.
Les eurodéputés de la commission Environnement ont rejeté il y a peu la proposition phare de la Commission sur l'étiquetage de l'origine de la viande transformée. La question de l'augmentation des amendes pour les fraudeurs est toujours débattue au Parlement européen et au Conseil des ministres.
À part l'augmentation du nombre de tests, les autres mesures importantes sont soit en attente ou en cours de discussion.
« Les mesures annoncées par la Commission pour mieux protéger les consommateurs contre la fraude alimentaire n’ont rien changé sur le terrain. Un an plus tard, un autre scandale de ce type pourrait tout à fait faire les gros titres demain » a expliqué Monique Goyens, directrice générale du Bureau européen des unions de consommateurs (BEUC)
Son organisation plaide en faveur d'étiquettes plus claires, de contrôles plus stricts et de sanctions financières plus lourdes pour les entreprises qui fraudent. Les inspections indépendantes devraient également rester la norme.
« Chacun, de l’industrie au consommateur, a tout à gagner d’une chaîne alimentaire plus stricte, plus transparente, et plus fiable. C’est le moment d’agir, donc pourquoi l’UE ne passe-t-elle pas à l’acte ? », s'est demandé Monique Goyens.
De son côté, la Commission européenne s'est abstenue de tout commentaire.