Ukraine : à Bruxelles, des manifestants battent le pavé pour dénoncer l’invasion russe

Au lendemain du premier anniversaire de la guerre en Ukraine, des milliers de personnes ont battu le pavé au cœur de la capitale belge, exigeant le retrait immédiat des troupes russes du territoire ukrainien.

Euractiv.com
Thousands take to the streets of Brussels during rally for peace
« Pourquoi cela prend-il autant de temps pour fournir un système de défense antiaérienne ? Pensez à toutes les villes et à toutes les vies qui auraient pu être sauvées si on avait reçu ces systèmes de défense antiaérienne plus tôt ! », a déclaré Yana Brovdiy, membre de l’ONG Promote Ukraine, à RFI. [STEPHANIE LECOCQ/EPA-EFE]

Au lendemain du premier anniversaire de la guerre en Ukraine, des milliers de personnes ont battu le pavé au cœur de la capitale belge, exigeant le retrait immédiat des troupes russes du territoire ukrainien.

« Il y a juste un an, l’Ukraine était bombardée par la Russie. Dès le premier jour, la Belgique s’est tenue aux côtés des Ukrainiens qui se battent pour la liberté, pour la démocratie, pour le respect des principes internationaux. Nous soutiendrons l’Ukraine aussi longtemps qu’il le faudra », a déclaré la ministre belge des Affaires étrangères Hadja Lahbib vendredi (24 février) à l’occasion du premier anniversaire de la guerre en Ukraine.

Le lendemain (25 février), plus de 2 500 manifestants se sont rassemblés à Bruxelles pour exiger le retrait immédiat des troupes russes du territoire ukrainien ainsi que l’arrêt inconditionnel des bombardements sur l’Ukraine.

La manifestation était organisée par Promote Ukraine, l’Union des femmes ukrainiennes en Belgique et le Comité belge du Réseau européen de solidarité avec l’Ukraine (RESU). L’accent a été mis sur le soutien à Kiev, et notamment l’envoi de matériel militaire.

« Pourquoi cela prend-il autant de temps pour fournir un système de défense antiaérienne ? Pensez à toutes les villes et à toutes les vies qui auraient pu être sauvées si on avait reçu ces systèmes de défense antiaérienne plus tôt ! », a déclaré Yana Brovdiy, membre de l’ONG Promote Ukraine, à RFI.

Appel au désarmement

Dimanche (26 février), une autre manifestation, organisée par la Plateforme Europe pour la paix et la solidarité, a rassemblé 1 600 personnes. La Plateforme condamne elle aussi la guerre du Kremlin mais demande que « tous les moyens diplomatiques » soient utilisés pour mettre fin au conflit et parvenir à une paix durable. Elle appelle notamment à la désescalade de la violence et au désarmement.

Cette manifestation était plus critique envers l’OTAN que celle organisée samedi, certains participants qualifiant même la guerre en Ukraine de « guerre entre l’OTAN et la Russie ».

Les organisateurs ont également souligné la nécessité de « bâtir un système de sécurité collective et indivisible » ainsi qu’une « nouvelle architecture de sécurité fondée sur le principe que la sécurité ne peut être recherchée aux dépens des autres ».

Ils ont en outre mis l’accent sur les conséquences sociales, environnementales et économiques « désastreuses » de la guerre menée par Moscou et des contre-mesures prises en réponse à celle-ci. Ils regrettent « l’instrumentalisation de la guerre pour l’augmentation considérable des budgets militaires » et demandent davantage d’investissements dans la protection sociale, les services publics et la transition écologique.

Selon plusieurs médias belges, le Parti du travail de Belgique et le parti écologiste Groen ont participé à la deuxième manifestation, alors que la première manifestation a été suivie par des partis tels que le Mouvement Réformateur (centre).