Ukraine : l’Allemagne condamne la déclaration de reconnaissance russe de deux régions séparatistes

Après que la Russie a déclaré unilatéralement qu’elle reconnaissait l’indépendance des deux régions séparatistes ukrainiennes de Donetsk et de Louhansk, l’Allemagne a fermement condamné cette décision et s’est engagée à soutenir l’Ukraine.

EURACTIV Allemagne
Munich Security Conference 2022
Le chancelier allemand Olaf Scholz s’est entretenu par téléphone avec ses homologues français et américain immédiatement après l’annonce de la Russie et a fermement condamné cette décision, la considérant comme une violation de l’accord de Minsk. [EPA-EFE/RONALD WITTEK]

Après que la Russie a déclaré unilatéralement qu’elle reconnaissait l’indépendance des deux régions séparatistes ukrainiennes de Donetsk et de Louhansk, l’Allemagne a fermement condamné cette décision et s’est engagée à soutenir l’Ukraine.

Le chancelier allemand Olaf Scholz s’est entretenu par téléphone avec ses homologues français et américain immédiatement après l’annonce de la Russie et a fermement condamné cette décision, la considérant comme une violation de l’accord de Minsk.

«  Cette démarche ne restera pas sans réponse  », a déclaré Steffen Hebestreit, porte-parole du gouvernement allemand, dans un communiqué.

La ministre allemande des Affaires étrangères, Annalena Baerbock, a qualifié cette démarche de «  violation flagrante du droit international  » et de «  coup dur porté à tous les efforts diplomatiques visant à régler pacifiquement et politiquement le conflit actuel  ».

Lors de sa visite d’État à Moscou la semaine dernière, M. Scholz a souligné que la reconnaissance officielle des régions administrées dans le Donbas signifierait la fin de l’accord de Minsk, conçu pour permettre un règlement pacifique du conflit ukrainien, et qu’une telle décision serait une «  catastrophe  » politique.

Selon le ministre allemand des Finances et chef du parti libéral FDP, Christian Lindner, la reconnaissance des républiques séparatistes par M. Poutine ne ferait qu’alimenter «  la position commune de l’UE en tant que communauté de valeurs  », a-t-il déclaré sur Twitter.

Alors que les responsables du gouvernement allemand n’ont fait qu’effleurer l’option de prendre des contre-mesures à l’encontre de la Russie, les membres du Bundestag se sont déjà prononcés plus ouvertement sur la question.

«  Le discours de M. Poutine est une déclaration de guerre  », a déclaré la présidente de la commission de la défense du Bundestag, Marie-Agnes Strack-Zimmermann, sur Twitter.

«  Le moment est venu de mettre en œuvre de manière cohérente les sanctions contre la Russie  », a ajouté Mme Strack-Zimmermann, du parti libéral au pouvoir, le FDP.