Ukraine : Kaja Kallas condamne les dernières attaques russes et brandit la menace de sanctions
La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a qualifié vendredi 11 juillet d’« inacceptable » les dernières attaques russes contre l’Ukraine, affirmant que Bruxelles étudiait l’imposition de nouvelles sanctions contre Moscou.
Cette semaine, la Russie a mené les plus importantes attaques de drones et de missiles contre l’Ukraine depuis son offensive lancée il y a plus de trois ans.
« La Russie a intensifié ses attaques contre les civils afin de causer le plus de souffrance possible » et « c’est inacceptable », a déclaré Kaja Kallas lors d’un entretien avec l’AFP, en marge d’une réunion de l’Association des nations d’Asie du Sud-Est (ASEAN) à Kuala Lumpur.
Bruxelles envisage une 18e série de sanctions contre Moscou. « Nous sommes également en négociation pour plafonner le prix du pétrole, ce qui priverait la Russie des moyens pour financer cette guerre », a expliqué la cheffe de la diplomatie européenne.
Interrogée sur les allégations selon lesquelles Moscou prévoyait d’impliquer du personnel militaire laotien pour soutenir ses efforts en Ukraine, la Haute représentante de l’Union pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité a dit avoir soulevé la question avec son homologue laotien lors d’une réunion qui s’est tenue vendredi.
Elle a affirmé avoir reçu l’assurance que le Laos n’avait « aucune intention ou volonté » d’envoyer une aide militaire à la Russie.
« J’ai également souligné que si une telle situation arrivait, elle aurait des conséquences sur l’aide européenne au Laos », a averti Kaja Kallas.
Parallèlement à cela, le Kremlin a vivement réagi aux propos du président français Emmanuel Macron, qui a évoqué jeudi un potentiel déploiement d’une telle force en cas de cessez-le-feu. La Russie a déclaré que tout déploiement d’une force européenne en Ukraine était « inacceptable ».
« La présence d’un contingent étranger près de nos frontières est inacceptable », a indiqué le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, aux journalistes, avant de dénoncer le « militarisme antirusse » des dirigeants européens.