Turquie : l'UE ouvre ses portes, mais avec un avertissement [FR]
Les ministres européens des affaires étrangères ont fait un premier pas sur la voie de l'adhésion de la Turquie à l'UE, mais ont rappelé à ce pays la nécessité de tenir ses promesses envers Chypre afin d'éviter un blocage.
Les ministres européens des affaires étrangères ont fait un premier pas sur la voie de l’adhésion de la Turquie à l’UE, mais ont rappelé à ce pays la nécessité de tenir ses promesses envers Chypre afin d’éviter un blocage.
Les ministres européens des affaires étrangères ne sont parvenus à éviter un arrêt des négociations d’adhésion avec la Turquie avant même que celles-ci aient commencées qu’après des heures de débats intenses.
Chypre s’était formellement opposée à l’ouverture du premier des 35 chapitres de négociations entre l’UE et la Turquie, à moins qu’Ankara ne remplisse ses obligations de reconnaissance des dix nouveaux Etats membres de l’Union, y compris Chypre. Cela suppose également que la Turquie ouvre ses ports et ses aéroports aux bateaux et avions chypriotes.
Cependant, au lieu de promesses dans ce sens, Ankara n’a encore pris aucun engagement concret à ce sujet.
La clôture du premier chapitre, le 12 juin 2006, s’est donc accompagnée d’un sévère avertissement pour la Turquie, sur lequel Chypre avait insisté. La ministre autrichienne des affaires étrangères, Ursula Plassnik, a précisé : « S’il n’y a pas d’avancées concrétes, cela posera, tôt ou tard, de sérieuses difficultés. Le processus d’adhésion risque d’avorter. »
Soulignant que ce sont les chypriotes grecs, et non les chypriotes turcs, qui ont voté contre la réunification de l’île en 2004, le ministre turc des affaires étrangères, Abdullah Gül, a déclaré : « Nous avons des points de vue différents sur ce sujet ». M. Gül a appelé l’UE a lever l’embargo imposé sur la partie nord de l’île. Selon lui, l’UE n’aurait jamais du accepter l’adhésion de l’île, toujours divisée après le rejet du plan de paix de l’ONU par les chypriotes grecs.