Trump suspend sa menace de « réduire en cendres » les centrales électriques iraniennes dans l'attente de nouvelles négociations

Le moment choisi pour sa menace initiale laissait entendre que l'échéance était fixée à 23 h 44 GMT lundi

EURACTIV.com
[Photo : Kyle Mazza/Anadolu via Getty Images]

Les États-Unis s’abstiendront de frapper les centrales électriques iraniennes pendant cinq jours afin de permettre la poursuite des nouvelles négociations visant à mettre fin à la guerre, a déclaré lundi le président américain Donald Trump sur son compte de réseau social.

Washington et Téhéran ont eu « des discussions très fructueuses et constructives concernant un règlement complet et total de nos hostilités au Moyen-Orient » au cours des deux derniers jours, a assuré Trump à peine 12 heures avant l’expiration du délai qu’il s’était fixé pour lancer les frappes.

Trump a affirmé que les récentes discussions avec les responsables iraniens avaient été « approfondies, détaillées et constructives ».

« J’ai donné instruction au département de la Défense de reporter toute frappe militaire contre les centrales électriques et les infrastructures énergétiques iraniennes pendant une période de cinq jours, sous réserve du succès des réunions et des discussions en cours », a-t-il ajouté.

Le prix du Brent a chuté de plus de 6,6 % depuis ce matin, tandis que l’indice européen des prix du gaz TTF a reculé de 3 % et s’est stabilisé autour de 57,60 € par mégawattheure.

Trump avait donné à l’Iran seulement 48 heures pour rouvrir le détroit d’Ormuz, cette voie navigable cruciale qui relie les principaux gisements de pétrole et de gaz du Moyen-Orient, dans le golfe Persique, aux marchés mondiaux, sous peine de voir ses centrales électriques « anéanties ».

Le moment choisi pour cette menace suggérait une échéance initiale fixée à 23 h 44 GMT lundi.

Le blocus du détroit a fait grimper les prix du pétrole et du gaz dans le monde entier et a incité l’Agence internationale de l’énergie (AIE) à ordonner la plus importante libération de stocks pétroliers d’urgence de l’histoire.

Cet organisme intergouvernemental de sécurité énergétique dirigé par les pays occidentaux a qualifié la crise actuelle de « plus grande perturbation de l’approvisionnement de l’histoire du marché mondial du pétrole » et a recommandé vendredi des mesures visant à réduire l’utilisation de la voiture et les déplacements en avion afin d’économiser du carburant.

(rh)