Trichet met en garde la zone euro

Le président de la Banque centrale européenne (BCE) plaide pour que les droits de vote des États qui ne respectent pas le Pacte de stabilité soient temporairement suspendus.

EURACTIV.fr

Le président de la Banque centrale européenne (BCE) plaide pour que les droits de vote des États qui ne respectent pas le Pacte de stabilité soient temporairement suspendus.

EN BREF

Dans un entretien accordé au Financial Times, publié le 10 septembre, le président de la BCE Jean-Claude Trichet estime qu’un « bond en avant » est nécessaire dans la gouvernance de la zone euro. Ce qui implique des sanctions plus fortes contre les États ne respectant pas le Pacte de stabilité et de croissance.

Une « suspension temporaire de leurs droits de vote est quelque chose qui devrait être explorée », déclare-t-il. Une telle mesure nécessiterait néanmoins une modification des traités européens. Des propositions de nouvelles règles pour renforcer la stabilité financière de la zone euro seront présentées dans les semaines à venir par le président de l’UE, Herman Van Rompuy.

Le président de la BCE a également mis en garde les banques qu’elles ne pourraient plus faire l’objet de sauvetages aussi onéreux que ceux des trois dernières années. « Les citoyens de nos démocraties ne l’accepteraient pas », affirme-t-il.

Il préside les discussions actuelles à Bâle sur les nouvelles règles de capital pour les banques (Bâle III). Un compromis sur cet ensemble de textes doit être validé le 12 septembre.