Traité de défense américano-tchèque : la Russie prête à tout pour en bloquer la signature
La Russie va faire ce qu'elle peut pour empêcher l’approbation de l’accord de coopération en matière de sécurité entre les États-Unis et la République tchèque, selon le directeur du Service tchèque de sécurité et de renseignement, Michal Koudelka, lors d’une conférence de presse lundi.
La Russie va faire ce qu’elle peut pour empêcher l’approbation de l’accord de coopération en matière de sécurité entre les États-Unis et la République tchèque, selon le directeur du Service tchèque de sécurité et de renseignement, Michal Koudelka, lors d’une conférence de presse lundi (29 mai).
L’accord de défense, qui devrait voir la coopération se renforcer entre les deux pays, a été récemment signé par les ministres de la Défense des États-Unis et de la République tchèque à Washington. Il doit encore être approuvé par le Parlement tchèque.
« On peut supposer que les Russes utiliseront tous leurs moyens, y compris la désinformation intensive, même de nature personnelle ou intime, pour empêcher l’approbation de cet accord », a déclaré M. Koudelka.
M. Koudelka est convaincu qu’il est nécessaire de faire la distinction entre un débat politique normal, qui appartient à la démocratie, et les attaques de désinformation menées par des acteurs prorusses contre le traité.
Plusieurs autres États européens ont également signé un accord bilatéral de coopération en matière de sécurité avec les États-Unis. En Slovaquie, par exemple, l’accord a fait l’objet d’une campagne de désinformation et a suscité de vives critiques de la part des partis d’opposition et du grand public.
M. Koudelka a mis en garde contre ce type de désinformation, qui peut affaiblir l’esprit moral et psychologique du peuple et briser l’unité de l’OTAN. Selon lui, il faut s’attendre à une diffusion de la désinformation de plus en plus sophistiquée à l’avenir. Il a prévenu qu’il faudrait s’attendre à une amélioration et à une meilleure disponibilité des technologies, en particulier des textes générés par l’intelligence artificielle.
« Les Russes peuvent surveiller nos communications téléphoniques. Ils disposent de moyens techniques suffisants pour le faire, [lequels sont] situés dans les locaux de l’ambassade de Russie à Prague », a souligné M. Koudelka.