Taxe sur les entreprises : La Hongrie répond aux critiques
L’ambassadeur de Hongrie en France, László Trócsányi, a précisé que la taxe sur les entreprises, mise en place pour réduire le déficit, était provisoire et non discriminatoire.
L’ambassadeur de Hongrie en France, László Trócsányi, a précisé que la taxe sur les entreprises, mise en place pour réduire le déficit, était provisoire et non discriminatoire.
Lors d’un petit-déjeuner débat organisé par le Mouvement européen France, l’ambassadeur de Hongrie à Paris, László Trócsányi, est revenu sur la taxe exceptionnelle sur les entreprises. Celles ci devront payer plus de taxes sur leurs bénéfices jusqu’en 2012, afin de contribuer à l’effort budgétaire du pays.
« Le gouvernement a estimé que les grandes entreprises internationales, qui ont obtenu de grands profits sur le marché national hongrois, doivent participer à la solidarité nationale », a-t-il souligné, rappelant que le pays avait été proche de la faillite.
Le déficit du pays de plus de 4% en 2009 est passé à 3,8% en 2010 et le gouvernement table sur 3% en 2011. « Je respecte l’intérêt des grandes sociétés mais ils y aussi l’intérêt du pays, qui est la stabilisation, a précisé l’ambassadeur. Notre intérêt, qui est également celui des grandes sociétés, est que, dans deux ans, la Hongrie sera vraiment compétitive. »
Mais quinze grands groupes industriels allemands, autrichiens, néerlandais, français et tchèque n’ont pas le même avis. Ces entreprises veulent poursuivre pour son attitude selon eux anti-compétitive, ce que réfute l’ambassadeur. Pour lui, cette texte n’est pas discriminatoire, car elle concerne à la fois les entreprises étrangères et les entreprises hongroises.
Contre productive ?
Si certains s’inquiètent que cette taxe ne bloque les investissements en Hongrie, l’ambassadeur a voulu se montrer rassurant. Il a tout d’abord précisé qu’elle ne concernait que « certains secteurs économiques, comme les banques, les assurances ou le secteur énergétique ».
« Parmi ces sociétés [touchées par la taxe] beaucoup acceptent son existence, car elle est provisoire. Une entreprise qui reste 20 ou 30 ans en Hongrie peut comprendre [sa nécessité] », a-t-il ajouté. Avant de préciser qu’il avait rencontré, mercredi 12 janvier, un chef d’entreprise français qui souhaitait investir 70 millions d’euros dans son pays.