Straw annonce la suspension du référendum britannique sur la Constitution [FR]
Le ministre britannique des affaires étrangères a annoncé, lundi 6 juin, que son pays renonçait pour l'heure à organiser le référendum sur la Constitution européenne prévu pour le premier semestre 2006. M. Straw a par ailleurs indiqué que Londres était favorable à l'adoption séparée de certaines parties du texte.
Le ministre britannique des affaires étrangères a annoncé, lundi 6 juin, que son pays renonçait pour l’heure à organiser le référendum sur la Constitution européenne prévu pour le premier semestre 2006. M. Straw a par ailleurs indiqué que Londres était favorable à l’adoption séparée de certaines parties du texte.
Dans un discours prononcé devant la Chambre des Communes, le ministre britannique des affaires étrangères, Jack Straw, s’est attaché à souligner que le Royaume-Uni demeurait attaché à la Constitution européenne, laquelle, a-t-il dit, « représente un ensemble de nouvelles règles raisonnable pour l’Union européenne élargie ».
M. Straw a souligné que, suite au double « non » français et néerlandais, l’avenir du processus de ratification devait faire l’objet d’une clarification de la part des dirigeants de l’Union. L’attitude future du Royaume-Uni dépendra de l’évolution de la situation au niveau européen : « Nous nous réservons le droit de réintroduire cette loi pour un référendum si les circonstances changent », a déclaré le ministre, avant de souligner que les autorités britanniques « ne voy[aient] pas de raison de le faire pour l’instant ».
En indiquant qu’il approuvait l’idée d’une mise en oeuvre immédiate de certaines dispositions « raisonnables » de la Constitution, Jack Straw s’est attiré les foudres de l’oppposition conservatrice, qui a accusé le gouvernement Blair de vouloir introduire le texte à la sauvette.
Berlin et Paris, qui continuent de réclamer la poursuite du processus de ratification, ont réagi de façon mesurée à l’annonce faite par Jack Straw. De son côté, le premier ministre tchèque Jiri Paroubek a affirmé que la décision britannique rendait pour l’instant « impossible » l’organisation d’un référendum dans son pays.