Sommet du G8 : l'énergie nucléaire pour les pays émergents? [FR]
L'accession des économies émergentes comme la Chine à l'énergie nucléaire sera l'une des questions importantes de la prochaine réunion du G8 à Saint Petersbourg, du 15 au 17 juillet 2006.
L’accession des économies émergentes comme la Chine à l’énergie nucléaire sera l’une des questions importantes de la prochaine réunion du G8 à Saint Petersbourg, du 15 au 17 juillet 2006.
« Les économies émergentes devront avoir accès à des sources d’énergie […] jusqu’au moment où cela pourrait s’avérer incompatible » avec les objectifs de réduction du phénomène de réchauffement planétaire qui ont été adoptés par l’Europe, a déclaré un réprésentant de l’UE le 10 juillet dans la perspective du sommet du G8 de ce week-end.
« Il faut mener de sérieuses discussions sur le développement de l’énergie nucléaire » en gardant à l’esprit la nécessité de sécurité et de non-prolifération, a-t-il ajouté en référence au conflit actuel avec l’Iran au sujet de son programme d’enrichissement d’uranium. Selon lui, « la question du nucléaire est incontournable ».
Les dirigeants du G8 seront rejoints le lundi 17 juillet par les pays dits « émergents », à savoir le Brésil, la Chine, l’Inde, le Mexique et l’Afrique du Sud. Ils pourront consulter un projet de déclaration, qui fait référence au développement du nucléaire en tant que « système énergétique partagé » entre pays développés et pays en développement.
Une première version de cette déclaration a été publiée par le Sunday Herald le 9 juillet 2006. Elle stipule que l’expansion de l’énergie nucléaire « soutiendra la prospérité et la sécurité énergétique au niveau mondial, tout en apportant une contribution importante au ralentissement du changement climatique ». Concrètement, le projet propose la création « d’un réseau de centres internationaux fournissant des services liés au nucléaire » comme par exemple l’enrichissement, et ce afin d’éviter la prolifération.
Plus généralement, l’UE espère que le G8 trouvera un accord sur des règles fondamentales pour la mise en place d’un marché transparent et ouvert, règles qui seront la base des relations énergétiques internationales. « Nous espérons une déclaration qui entérinera ces principes », a déclaré le représentant de l’UE.