Slovaquie : après les meurtres dans un bar, les personnes LGBTQIA+ réclament davantage de droits
Un projet de loi au Conseil national de Slovaquie propose de créer un institut de la «cohabitation civile», qui accorderait davantage de droits aux personnes LGBTQIA+. Le projet de loi a une chance d’être adopté après les meurtres commis dans un bar.
Un projet de loi au Conseil national de Slovaquie propose de créer un institut de la «cohabitation civile», qui accorderait davantage de droits aux personnes LGBTQIA+. Le projet de loi a une chance d’être adopté après les meurtres commis dans un bar.
La Slovaquie n’autorise actuellement ni les mariages homosexuels ni même les partenariats civils. Le débat sur les droits des personnes LGBTQIA+ a été relancé après le meurtre de deux personnes à l’extérieur d’un bar queer la semaine dernière — lequel s’est avéré être un crime de haine contre une minorité.
L’instauration de la cohabitation civile serait « une demi-étape » vers le partenariat civil, selon les termes du ministre de l’Environnement Ján Budaj. Si elle est mise en œuvre, la cohabitation civile permettra à deux personnes, indépendamment de leur sexe ou de leur orientation sexuelle, de bénéficier du droit d’hériter et du droit de regard sur leurs dossiers médicaux.
Le projet de loi a été proposé par le parti d’opposition Liberté et Solidarité, qui défend les droits des personnes LGBTQIA+. L’ancien Premier ministre Peter Pellegrini et son parti HLAS soutiendront également cette initiative.
La position du principal parti OĽaNO (centre droit) est toujours en question, son leader et ministre des Finances Igor Matovič étant connu pour sa rhétorique homophobe. Le parti comprend également des membres tels que György Gyimesi, qui a proposé d’interdire les drapeaux arc-en-ciel sur les bâtiments publics.
Le Premier ministre Eduard Heger soutient toutefois la communauté et a même assisté à une marche en l’honneur des victimes d’une tuerie à laquelle environ 15 000 personnes ont participé.
Le président du Conseil national, Boris Kollár, a promis d’apporter son soutien au cas où les juristes du parti conviendraient que le projet de loi « n’ouvrira pas les portes au mariage homosexuel. »