Six dirigeants européens demandent une distribution équitable des vaccins
Ils se sont plaints que "les livraisons de doses de vaccin par les sociétés pharmaceutiques aux différents États membres de l'UE ne sont pas mises en œuvre sur une base égale suivant la clé de répartition au prorata de la population".
Les dirigeants de l’Autriche, de la République tchèque, de la Lettonie, de la Slovénie, de la Bulgarie et de la Croatie ont affirmé dans une lettre adressée à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et au président du Conseil européen, Charles Michel, que l’UE distribue de manière inéquitable les vaccins COVID-19, déclarant que « les livraisons de doses de vaccin par les sociétés pharmaceutiques aux différents États membres de l’UE ne sont pas mises en œuvre sur une base égale suivant la clé de répartition au prorata de la population ».
Le Premier ministre tchèque Andrej Babiš a confirmé dimanche qu’il se joignait à l’initiative du chancelier autrichien Sebastian Kurz qui a critiqué vendredi la Commission européenne pour la distribution inéquitable des vaccins.
« Il semble que certains pays pourront vacciner d’ici juin une part beaucoup plus importante de la population adulte que les autres », a déclaré M. Babiš.
Selon lui, l’UE devrait s’en tenir au principe de solidarité et distribuer les vaccins entre les États membres au prorata, jusqu’à ce que 70 % des citoyens européens soient vaccinés. Le Premier ministre a également souligné que certains États membres ont commandé plus de vaccins que leur population.
Il est prévu que la distribution des vaccins soit discutée lors du prochain sommet du Conseil européen qui se tiendra les 25 et 26 mars à Bruxelles.
La Commission européenne a déjà répondu aux six dirigeants en indiquant qu’elle était d’accord avec la distribution au prorata, mais que « les États membres ont décidé de s’écarter de la proposition de la Commission en ajoutant une flexibilité qui permet de convenir d’une distribution différente des doses, en tenant compte de la situation épidémiologique et des besoins en matière de vaccination de chaque pays ».
« Il appartiendrait aux États membres de trouver un accord s’ils souhaitaient revenir à la base du prorata », a indiqué la Commission.