Selon un conseiller d’Erdogan, il n’existe pas de lien entre la Constitution et la candidature turqu
Un échec de la ratification de la Constitution européenne en France n’équivaudrait pas un rejet de la candidature turque à l’entrée dans l’UE, estime le conseiller du premier ministre turc pour les affaires étrangères.
Un échec de la ratification de la Constitution européenne en France n’équivaudrait pas un rejet de la candidature turque à l’entrée dans l’UE, estime le conseiller du premier ministre turc pour les affaires étrangères.
Alors que la campagne pour le « oui » à la Constitution tente de trouver un nouveau souffle en Europe à quelques semaines des référendums français et néerlandais, les opposants au texte cèdent de plus en plus à la tentation d’établir un lien entre le traité et le thème de l’entrée de la Turquie dans l’UE.
Pour Egemen Bagis, conseiller du premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, cette démarche ne repose sur aucun fondement : « les gens mélangent les torchons et les serviettes », et « les politiciens qui établissent ce lien seront sanctionnés par les électeurs », déclare ainsi M. Bagis dans un entretien à France 2.
Selon le Financial Times, « certains responsables européens redoutent qu’en cas de rejet de la Constitution par la France, il s’avère impossible d’entamer les négociations d’adhésion avec la Turquie au mois d’octobre, comme cela avait été initialement prévu ». Egemen Bagis estime de son côté qu’une victoire du « non » en France n’affecterait en rien la détermination d’Ankara à mettre en œuvre les réformes réclamées par l’UE, et qu’une telle issue ne serait pas de nature à faire obstacle à la candidature turque.