Selon le Premier ministre belge, seule une solution européenne peut résoudre la crise énergétique
Pour faire baisser les prix de l’énergie, il faut une solution au niveau européen, a déclaré mercredi le Premier ministre belge Alexander De Croo, qui a promis aux chefs de gouvernement belges qu’il continuerait à insister auprès de la Commission européenne.
Pour faire baisser les prix de l’énergie, il faut une solution au niveau européen, a déclaré mercredi le Premier ministre belge Alexander De Croo, qui a promis aux chefs de gouvernement belges réunis pour discuter des moyens de faire face à la crise énergétique qu’il continuerait à insister auprès de la Commission européenne et à « enfoncer le clou aussi longtemps que cela sera nécessaire ».
Les gouvernements belges ont discuté mercredi (31 août) des mesures supplémentaires qui pourraient être prises pour faire face à la hausse spectaculaire des prix de l’énergie et aider les Belges avec leurs factures.
Même si la Belgique est « bien placée » en matière d’approvisionnement énergétique et devrait « traverser l’hiver sereinement », comme indiqué dans un communiqué de presse, le pays reste confronté à des prix élevés. « Le marché ne fonctionne plus », et la Belgique attend de l’UE qu’elle agisse rapidement, peut-on également lire dans le communiqué.
Durant la conférence de presse qui a suivi al réunion, plusieurs appels à l’UE ont été lancés.
M. De Croo a déclaré que « seule une solution européenne peut faire baisser les prix de l’énergie » et a promis de continuer à faire pression sur Bruxelles. « Si la Belgique devait faire cavalier seul, ce ne serait pas une mesure efficace », a déclaré le Premier ministre, qui a qualifié la réunion des ministres de l’Énergie de l’UE du 9 septembre de « moment important ».
D’autres ministres ont approuvé son appel à faire pression sur l’UE.
« Chacun de nos gouvernements a fait et continuera à faire des efforts. […] En première instance, nous nous tournons vers le niveau européen pour que les prix du gaz soient ramenés à des niveaux raisonnables […] Et je crois que les déclarations de Mme von der Leyen vont en ce sens », a déclaré le Ministre-président du gouvernement flamand Jan Jambon.
« Cela ne signifie pas que nous devons nous reposer sur nos lauriers et laisser l’Europe faire », a-t-il ajouté.
« Dans les prix [de l’électricité], le prix du gaz est l’élément déterminant », a déclaré Elio Di Rupo, Ministre-président du gouvernement wallon. « Et nous nous rendons compte que 83 % du prix est en réalité imposé par les fournisseurs. […] C’est donc au niveau de l’UE que l’action doit être portée. Mais chacun de nous, chacune de nos régions, de nos entités, doit faire le maximum pour contribuer à faire baisser les prix. »
En attendant une action au niveau de l’UE, le gouvernement belge a élaboré un plan pour aider ses citoyens. Parmi les mesures proposées, on retrouve des mesures de réduction de la consommation, des mesures d’aide à la population et aux entreprises, un soutien des banques aux ménages les plus touchés, la promotion des investissements dans des solutions durables et l’isolation et, pour finir, des mesures de lutte contre les surprofits réalisés par certaines entreprises énergétiques.
Au niveau européen, la Belgique demandera un réexamen du principe « paid-as-cleared », également appelé principe de « tarification au coût marginal ». Ce dernier permet aux entreprises énergétiques utilisant des sources d’énergie moins coûteuses de réaliser des profits importants, les prix étant basés sur l’unité qui possède le coût le plus élevé, à savoir le gaz, dont le prix a augmenté.
La Belgique, qui, au début de l’année, a été désignée par Eurostat comme ayant le taux d’inflation le plus élevé de l’UE pour l’énergie, fait pression depuis février en faveur d’un plafonnement des prix de l’énergie dans le bloc.
M. De Croo, qui participait à la conférence Offshore Northern Seas (ONS) en Norvège lundi (29 août), a déclaré que l’introduction d’un plafond européen pour le prix du gaz naturel pouvait permettre de réduire l’incertitude qui règne actuellement sur le marché. Il a appelé les États membres de l’UE à intervenir sur le marché « irrationnel » du gaz.
« En Europe, il y a une déconnexion totale entre les coûts et les prix. Le marché ne fonctionne plus. C’est pourquoi nous devons intervenir. »
Le gouvernement fédéral fera également pression pour une réforme du marché de l’énergie au niveau de l’UE et, notamment, pour un plafonnement des prix afin de limiter les comportements irrationnels du marché.