Selon la Commissaire européenne à l'agriculture, la réforme du sucre est indispensable pour un succè

Les ministres de l'Agriculture se réunissant à Bruxelles le 22 novembre, la Commissaire européenne à l'agriculture, Fischer Boel, les a empressés de soutenir sa proposition de réforme du marché européen du sucre. 

Les ministres de l’Agriculture se réunissant à Bruxelles le 22 novembre, la Commissaire européenne à l’agriculture, Fischer Boel, les a empressés de soutenir sa proposition de réforme du marché européen du sucre. 

Selon Fischer Boel, il était essentiel de réduire les subventions dans le secteur du sucre pour maintenir la position de l’UE lors de la prochaine réunion ministérielle de l’OMC, qui aura lieu à Hong Kong au mois de décembre.

L’actuel régime européen du sucre, qui est resté intact pendant 40 ans, prendra fin en juillet 2006.

En juin 2005, la Commission a présenté une proposition de réforme radicale comprenant une réduction de 39% des prix qui sont actuellement garantis aux producteurs européens de betteraves à sucre. Les subventions ont permis aux agriculteurs européens de continuer à produire du sucre dans des quantités qui dépassent largement celles justifiées par les coûts de production. Les prix européens ont pu rester trois fois inférieurs au niveau mondial et les excédents ont été mis sur le marché international au détriment des producteurs des pays en développement.

Certains pays comme la Grèce, le Portugal ou l’Irlande sont fermement opposés à ces réformes, car la baisse des subventions pourrait entraîner l’effondrement total du secteur. Les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique, qui profitent actuellement des prix élevés sur les exportations à destination de l’UE, demandent un accord de compromis sur une réduction de 19%. 

Face au niveau actuel de pression exercée par l’OMC sur les producteurs occidentaux pour réduire les subventions agricoles, Fischer Boel estime que le régime européen du sucre n’est plus défendable.