Selon Giorgia Meloni, il est « trop tôt » pour parler d'un second mandat d’Ursula von der Leyen

Les résultats des Européennes suggèrent une progression du Parti populaire européen, mais il est trop tôt pour déterminer si sa tête de liste, Ursula von der Leyen, décrochera un second mandat à la tête de la Commission européenne, selon la Première ministre italienne.

EURACTIV Italie
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La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen (à gauche), et la Première ministre italienne, Giorgia Meloni (à droite). [<a href="https://epaimages.com/search.pp?flush=1&multikeyword=von%20der%20leyen%20meloni&startdate=&enddate=&autocomplete_City=&metadatafield5=&autocomplete_Country=&metadatafield44=&autocomplete_Person=&metadatafield39=" target="_blank" rel="noopener">EPA-EFE/OLIVIER HOSLET</a>]

Les résultats des élections européennes suggèrent une progression du Parti populaire européen (PPE) de centre droit, mais il est trop tôt pour déterminer si sa tête de liste, Ursula von der Leyen, décrochera un second mandat en tant que présidente de la Commission européenne, a déclaré la Première ministre italienne Giorgia Meloni dans la matinée de lundi (10 juin).

« Il est trop tôt pour donner une réponse » concernant un éventuel second mandat d’Ursula von der Leyen ou quelque alliance que ce soit au sein du Parlement européen, a expliqué Giorgia Meloni.

Commentant la victoire de son parti aux élections italiennes, elle a déclaré : « Nous sommes encore en train de rassembler des données et nous devons comprendre quelles majorités pourraient possiblement se dégager ».

« Une partie de la majorité qui a soutenu [Ursula] von der Leyen [en 2019] reste forte, mais des partis qui ne faisaient pas partie de cette majorité progressent également, nous devrons donc évaluer la situation dans les heures à venir. »

Avant les élections, les spéculations allaient bon train sur la position de la Première ministre italienne de faiseuse de rois et de reines potentielle au sein de la prochaine majorité européenne, car elle avait été approchée à la fois par Ursula von der Leyen (Parti populaire européen/PPE) et par Marine Le Pen, dont le parti, le Rassemblement national (RN, Identité et Démocratie/ID), est devenu la plus grande délégation nationale de l’hémicycle européen.

« Quoi qu’il en soit, il y a deux points essentiels. La réponse des citoyens exige que l’Europe se tourne davantage vers le centre droit, […] c’est ce que les citoyens demandent », a-t-elle déclaré.

« Le deuxième point est que, quel que soit le résultat, l’Italie jouera un rôle fondamental », a assuré Giorgia Meloni.

Contrairement aux dirigeants d’autres États membres de l’UE, dont les partis ont obtenu de mauvais résultats aux élections européennes, comme c’est le cas en France, en Allemagne ou encore en Belgique, son parti, Fratelli d’Italia (Conservateurs et Réformistes européens/CRE), s’en sort bien.

Les résultats des élections européennes pour le parti ont même montré une légère augmentation du soutien par rapport aux élections nationales de 2022. Cela montre que ce parti consolide son pouvoir dans le pays.

[Édité par Anna Martino]