Selon Amnesty International, les violations des droits de l'homme sont en hausse dans l'UE [FR]
Selon le rapport annuel d'Amnesty International sur les droits de l'homme, l'UE présente pour l'année 2005 un "bilan gênant", car les gouvernements se sont retrouvés sur la sellette en raison de "pratiques peu glorieuses" mises en oeuvre au nom de la lutte contre le terrorisme.
Selon le rapport annuel d’Amnesty International sur les droits de l’homme, l’UE présente pour l’année 2005 un « bilan gênant », car les gouvernements se sont retrouvés sur la sellette en raison de « pratiques peu glorieuses » mises en oeuvre au nom de la lutte contre le terrorisme.
« L’agenda sécuritaire des puissants et des privilégiés a sacrifié des principes au nom de la « guerre contre la terreur » et a ignoré de graves violations des droits humains, » a déclaré le Secrétaire général d’Amnesty International, lors de la présentation du rapport 2006 de l’organisation sur la situation des droits humains dans le monde.
Selon le directeur du bureau européen d’Amnesty International, Dick Oosting, « les États européens se sont retrouvés sur la sellette après que le scandale des “restitutions” de la CIA a révélé au grand jour les pratiques peu glorieuses mises en œuvre au nom de la lutte contre le terrorisme. Mais il ne s’agit là que de la partie la plus visible de la dégradation de la situation des droits humains en Europe »
La synthèse régionale du rapport sur l’Europe et l’Asie centrale indique que plus de la moitié des pays européens parviennent de moins en moins à protéger les demandeurs d’asile et les droits des immigrés. Selon le rapport, les gouvernement ont instauré des lois plus contraignantes pour les demandeurs d’asile, même si l’Europe a fait l’objet de moins de demandes d’asile qu’auparavant. Les forces de répression auraient également abusé de leurs pouvoirs vis-à-vis des communautés étrangères et d’autres minorités.
Selon le bureau européen de l’organisation, la détérioration de la situation des droits humains en Europe diminue la légitimité de l’UE à dénoncer les atteintes aux droits humains perpétrées dans d’autres régions du monde et risque d’affaiblir son rôle dans la protection des droits de l’homme au niveau mondial.