Schengen : les sénateurs sur la ligne du gouvernement

Une résolution du groupe socialiste, qui proposait de ne pas toucher aux règles de fonctionnement de l’espace Schengen, a été rejetée.

EURACTIV.fr

Une résolution du groupe socialiste, qui proposait de ne pas toucher aux règles de fonctionnement de l’espace Schengen, a été rejetée.

Le groupe socialiste du Sénat voulait défier le gouvernement sur la réforme de l’espace Schengen, qui prévoit la libre circulation au sein d’un certain nombre de pays. Sans surprise, cette petite pique à l’endroit de la stratégie française a été rejetée, mardi 14 juin, par la majorité de droite de la Haute assemblée. 

Dans leur projet de résolution, les sénateurs socialistes s’opposaient “à toute modification de l’acquis Schengen tendant à l’élargissement des clauses dites de sauvegarde, qui permettent aux États membres de rétablir des contrôles aux frontières intérieures”. 

Ils répondaient en cela au gouvernement français, qui a demandé à la Commission européenne de formuler des propositions pour réviser la libre circulation des personnes au sein de l’espace Schengen. Les craintes françaises et italiennes faisaient suite à l’arrivée d’immigrés sur l’ile de Lampedusa après le début des révolutions arabes. Mais, pour le moment les propositions de Bruxelles sont encore très floues.

Oui à la Roumanie et à la Bulgarie

Dans sa résolution, le groupe socialiste du Sénat s’était également prononcé pour l’entrée de la Roumanie et de la Bulgarie dans cet espace. “Le débat autour de la révision de la règlementation Schengen ne doit pas être instrumentalisé par les États membres pour retarder l’entrée dans l’espace Schengen de la Roumanie et de la Bulgarie, qui remplissent désormais les critères techniques demandés aux autres États membres”, indique le texte. 

Ils rejoignent en cela la position du Parlement européen. Mais ne sont pas vraiment en phase avec les gouvernements de plusieurs pays de l’Union européenne, dont celui de la France. Lors d’une réunion à Bruxelles le 9 juin, les Pays-Bas et l’Allemagne se sont également prononcés contre. 

Les dirigeants européens, qui n’en finissent pas de reculer l’échéance, devraient se prononcer sur une date lors de leur prochaine rencontre, le 20 septembre prochain.