Schengen : l’Autriche devrait lever son veto à l’adhésion de la Roumanie et la Bulgarie « dans un avenir proche »
Le commissaire européen au Budget et à l’Administration Johannes Hahn s’attend à ce que Vienne lève son veto à l’adhésion de la Bulgarie et de la Roumanie à l’espace Schengen en temps voulu, lui permettant ainsi de rétablir son image.
Le commissaire européen au Budget et à l’Administration Johannes Hahn s’attend à ce que Vienne lève son veto à l’adhésion de la Bulgarie et de la Roumanie à l’espace Schengen en temps voulu, lui permettant ainsi de rétablir son image.
En décembre 2022, l’Autriche, fortement préoccupée par les questions de migration, a bloqué l’adhésion de la Bulgarie et de la Roumanie à l’espace Schengen. Alors que la Croatie a été autorisée à adhérer, Sofia et Bucarest se sont indignées.
« Dans un avenir relativement proche, les deux pays pourront devenir membres de Schengen », a déclaré M. Hahn au radiodiffuseur public ORF dimanche (15 janvier). Une première étape pourrait être franchie en ce qui concerne les vols d’avion, a-t-il ajouté.
Les observateurs autrichiens avaient alors attribué le veto de Vienne à la tenue prochaine, le 29 janvier, d’élections régionales en Basse-Autriche, fief du Parti populaire (ÖVP) conservateur. M. Hahn, lui-même issu de ce parti, reste toutefois largement à l’écart de la politique intérieure autrichienne en raison de ses deux mandats successifs de commissaire à Bruxelles.
M. Hahn a reconnu que l’image de l’Autriche avait « certainement » souffert en Bulgarie et en Roumanie en raison du veto, « mais cela peut être réparé », a-t-il insisté. Bien qu’il ne soit « pas satisfait » du veto, M. Hahn a reconnu que l’afflux de demandeurs d’asile en Autriche, quelque 80 000 personnes non enregistrées, constituerait un problème.
L’UE devra désormais s’assurer que la politique de visas des candidats à l’adhésion s’aligne à 100 % sur celle de l’Union, a insisté le commissaire autrichien.
En 2022, la décision de la Serbie de dispenser les ressortissants indiens et tunisiens de l’obligation de visa a entraîné une forte hausse des demandes d’asile émanant de ces pays.