Sarkozy veut une Europe protectrice pour faire face à la mondialisation [FR]

Le candidat de droite Nicolas Sarkozy, actuellement en tête des sondages pour les élections présidentielles françaises, a de nouveau critiqué le dumping 'fiscal et social' au sein des frontières de l'UE et souhaite voir le contrôle politique sur la BCE renforcé. 

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Le candidat de droite Nicolas Sarkozy, actuellement en tête des sondages pour les élections présidentielles françaises, a de nouveau critiqué le dumping ‘fiscal et social’ au sein des frontières de l’UE et souhaite voir le contrôle politique sur la BCE renforcé. 

Lors d’un discours à Strasbourg le 21 février, le candidat de l’UMP a souligné que pour beaucoup, l’Europe « n’était plus une promesse mais une menace » et que les Français avaient rejeté la constitution européenne car ils avaient « le sentiment que l’Europe ne les protégeait plus et qu’elle faisait d’eux non des acteurs mais des victimes de la mondialisation ». 

M. Sarkozy, en tête des sondages avant les élections présidentielles d’avril-mai, estime que « la France a besoin de l’Europe » car il s’agit de « la seule force capable de contrebalancer » la mondialisation et « de protéger contre les abus de ses concurrents et contre les dumpings asiatiques ». 

« J’ose le mot : Etre Européen c’est préférer l’Europe, » a-t-il déclaré. « Je crois aux avantages du libre-échange mais un libre-échange maîtrisé, régulé, où l’Etat intervient pour compenser les dumpings monétaires, sociaux ou écologiques. »

M. Sarkozy s’en est ensuite de nouveau pris à la Banque centrale européenne (BCE), indiquant que la protection doit également s’appliquer au sein des frontières de l’UE. Selon lui, l’ambition de tous les Européens « devrait être de redéfinir les principes et les règles de l’union économique et monétaire en les inscrivant dans cette dimension humaniste et sociale qui fait aujourd’hui tant défaut à l’Europe. »

« La priorité doit désormais être donnée à la croissance, à l’emploi, à la stratégie industrielle et disons le tout net, à la protection de nos intérêts… Car nul ne fera aimer l’Europe si celle-ci est perçue comme… une cause de régression et non de progrès. »

M. Sarkozy s’est également de nouveau prononcé contre l’adhésion de la Turquie. « La Turquie, qui n’est pas un pays européen, n’a pas sa place à l’intérieur de l’Union européenne, » a-t-il déclaré.