Sarkozy plaide pour un plan européen commun de soutien au secteur de l’automobile

Lors d’une visite dans l’Ain, jeudi 26 février, Nicolas Sarkozy est revenu sur les critiques de ses partenaires européens sur le plan français de soutien au secteur automobile. Il a également plaidé pour des solutions européennes communes pour aider la fillière en difficulté.

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Lors d’une visite dans l’Ain, jeudi 26 février, Nicolas Sarkozy est revenu sur les critiques de ses partenaires européens sur le plan français de soutien au secteur automobile. Il a également plaidé pour des solutions européennes communes pour aider la fillière en difficulté.

EN BREF  :

« Quand on a fait le plan automobile, tout le monde nous a critiqués, aujourd’hui tout le monde nous imite », a soutenu Nicolas Sarkozy, répondant aux accusations de protectionnisme formulés par certains de ses homologues européens. «On a été les premiers au monde à le faire», a-t-il ajouté.

Le président a estimé «n’avoir pas fait d’erreurs » et que «le soutien absolu au marché automobile, ça marche».  Il a réaffirmé avoir demandé « des engagements » aux constructeurs Renault et PSA Peugeot-Citroën de ne pas délocaliser en échange des prêts de 6 milliards d’euros consentis, selon l’AFP.

Nicolas Sarkozy a soutenu qu’«il y a autre chose à faire pour l’automobile que d’examiner simplement la compatibilité des aides d’État avec les règles de la concurrence des marchés». La Commission européenne examine en ce moment le plan de soutien français au regard de ces règles et devrait se prononcer bientôt. Selon M. Guyader, économiste à la DG élargissement de la Commission européenne, « un gentleman agreement » devrait être prochainement trouvé entre la France et Bruxelles sur ce sujet.

Le président français a également déclaré « regretter qu’il n’y ait pas de plan européen de soutien à l’automobile ». «J’espère que la Commission va réagir et qu’elle va comprendre (…) qu’il y a un truc qui s’appelle l’industrie automobile européenne et qu’il faut la sauver. Pour ça, il faut coordonner les choses», a-t-il martelé. Nicolas Sarkozy devrait proposer à ses partenaires européens de travailler sur un plan commun dimanche 1er mars, lors de la réunion informelle des chefs d’États qui se tendra à Bruxelles. Cette proposition déjà formulée par la France à l’automne avait à l’époque été rejetée par la majorité des États membres.

Interrogé par EURACTIV.fr sur la volonté française, lors d’une réunion du Club grande Europe vendredi 27 février à Paris, le vice ministre de l’Industrie et du Commerce tchèque Martin Tapla, a maintenu la position tchèque d’Europe sans barrière. « Les solutions ne doivent pas être nationales mais il ne faut pas de discrimination entre les industries au sein de l’UE. S’il y a besoin de faire plus pour l’automobile il faut en discuter. Cependant les décisions prises devront être dans la lignée des règles du marché intérieur européen », a-t-il indiqué avant d’ajouter que quoi qu’il arrive, « la Commission européenne doit décider si le plan est cohérent avec les règles de la concurrence ». Une manière d’indiquer à la France qu’il ne serait pas question dimanche de passer outre les pouvoirs de l’exécutif européen.