Sarkozy en Bulgarie : un numéro de charme au service de la coopération économique

Nicolas Sarkozy a effectué sa première visite officielle Sofia depuis la libération des infirmières bulgares, condamnées à mort en Libye. Il y a été accueilli en héros. Prévue pour préparer la Présidence française de l’Union européenne, cette rencontre a également été l’occasion pour le président de promouvoir l’industrie française.

Nicolas Sarkozy a effectué sa première visite officielle Sofia depuis la libération des infirmières bulgares, condamnées à mort en Libye. Il y a été accueilli en héros. Prévue pour préparer la Présidence française de l’Union européenne, cette rencontre a également été l’occasion pour le président de promouvoir l’industrie française.

En bref  :

Le président français a entamé son tour des capitales européennes en vue de la préparation de la Présidence française de l’Union européenne qui doit avoir lieu au deuxième semestre 2008.

Après la Slovaquie, sa deuxième visite a eu lieu, le jeudi 4 octobre, à Sofia en Bulgarie. Deux mois après la libération des infirmières bulgares détenues en Lybie depuis 8 ans, dans laquelle le président français et surtout sa femme, Cécilia Sarkozy, se sont impliqués personnellement, Nicolas Sarkozy a été accueilli en héros. (Lire EURACTIV 3/10/07)

Cette visite intervient une semaine avant le début des travaux de la commission d’enquête parlementaire constituée afin de faire toute la lumière sur les circonstances de la libération des infirmières bulgares.

Pour le remercier de « ses mérites exceptionnels » dans l’affaire, son homologue Georgi Parvanov, l’a décoré de l’ordre de Stara Planina, la plus haute distinction nationale.

En dehors du cérémonial, l’objectif de la visite était de développer les relations bilatérales entre les deux pays et d’entamer les discussions en vue de la préparation de la Présidence française de l’UE en 2008.

La coopération entre la France et la Bulgarie devrait porter sur l’énergie nucléaire et la défense. « Nous avons de grands projets pour implanter la technologie française nucléaire en Bulgarie », a déclaré le président français.

La Bulgarie possédait une centrale nucléaire à l’époque soviétique. Celle-ci est aujourd’hui fermée. Le pays important 99% de son énergie nucléaire et de son pétrole, Sofia a décidé en 2005 de construire deux centrales nucléaires, afin de réduire sa dépendance énergétique.

Dans le domaine de la défense, le président français ne repart pas les mains vides non plus. Un contrat concernant la vente par la France de quatre corvettes devrait être finalisé avec la Bulgarie d’ici la fin de l’année. Le coût de ces navires de guerre qui seront construits en France et en Bulgarie, est estimé à près d’un milliard d’euros.

Ce contrat, conclu entre Paris et Sofia en 2005, avait été gelé par les Bulgares pour des raisons budgétaires.

Devant une centaine d’étudiants, Nicolas Sarkozy a déclaré que ne pas accueillir la Bulgarie dans l’UE « aurait été une honte pour l’Europe ». Il a poursuivi  : « Vous êtes des Européens, ni plus ni moins que les Français. Vous n’avez pas à vous excuser d’être les derniers arrivés ».

Le président français souhaite faire des huit pays de l’Est qui ont rejoint l’UE depuis trois ans « des piliers » du continent. Il s’agira de l’une des priorités de la Présidence française à venir a-t-il indiqué tout en ajoutant que, dans cette régions de l’UE, se jouerait « une partie de l’identité de la nouvelle Europe ».