Sanctions européennes : la Chine accuse l’UE de la « calomnier » sur l’Ukraine

La Chine a accusé mardi 17 décembre l’UE de la « calomnier » après l’adoption de sanctions contre plusieurs sociétés chinoises pour avoir, selon Bruxelles, fourni des équipements militaires à la Russie.

EURACTIV France avec AFP
China’s Ministry of Foreign Affairs spokesperson holds press conference in Beijing
Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Lin Jian. [EPA-EFE/WU HAO]

La Chine a accusé mardi 17 décembre l’Union européenne (UE) de la « calomnier » après l’adoption de sanctions contre plusieurs sociétés chinoises pour avoir, selon Bruxelles, fourni des équipements militaires à la Russie.

Pékin prendra « les mesures nécessaires pour protéger résolument les droits et intérêts légitimes des entreprises chinoises », a affirmé un porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Lin Jian, lors d’un point presse régulier.

L’UE a placé lundi 16 décembre quatre entreprises chinoises sur liste noire pour avoir, d’après elle, fourni des composants sensibles pour la fabrication de drones et des microprocesseurs à l’industrie militaire russe.

Une personne et deux entités ont également été sanctionnées pour avoir, selon Bruxelles, aidé Moscou à contourner les sanctions occidentales prises à l’encontre de la Russie après son invasion de l’Ukraine en février 2022.

Le porte-parole de la diplomatie chinoise a déclaré mardi que ces sanctions étaient « sans fondement en droit international ».

« Sur l’Ukraine, la Chine a toujours fait de son mieux pour promouvoir des pourparlers de paix et n’a jamais fourni d’armes aux parties impliquées dans le conflit », a ajouté Lin Jian.

Il a exhorté l’UE à « cesser de calomnier et d’accuser la Chine sans aucune base factuelle ».

Bruxelles avait déjà visé des entreprises chinoises, car elle les accuse d’apporter leur soutien à l’armée russe. Mais les sanctions de lundi sont les plus fortes à ce jour.

Ces sanctions étendues comprennent une interdiction de se rendre dans l’UE, un gel des avoirs dans les pays membres, mais aussi l’interdiction pour toute société européenne de financer ces entités, a indiqué un communiqué des Vingt-Sept.

Parmi les firmes chinoises sanctionnées, l’entreprise Xiamen Limbach est aussi accusée d’avoir fourni des composants de moteur pour les drones Shahed de fabrication iranienne, utilisés par l’armée russe.