Royaume-Uni : les contrôles douaniers « dépriorisés » pour réduire les files d’attente
Les responsables des aéroports ont demandé aux agents des autorités frontalières de « déprioriser » les opérations douanières — qui comprennent la recherche d’armes et de drogues — afin de raccourcir les files d’attente pour les passeports.
Les responsables des aéroports ont demandé aux agents des autorités frontalières de « déprioriser » les opérations douanières — qui comprennent la recherche d’armes et de drogues — afin de raccourcir les files d’attente pour les passeports.
Selon le quotidien The Guardian, des courriels ayant fait l’objet d’une fuite montrent que le personnel de l’aéroport de Manchester a été informé ce mois-ci que les opérations douanières ne devaient être effectuées que s’« il n’y a pas de risque de temps d’attente excessif ».
Selon les sources de The Guardian, cela signifiait que les agents des douanes ne devaient pas procéder à des contrôles aléatoires d’armes à feu illégales, d’armes offensives ou de drogues.
EURACTIV a contacté le ministère de l’Intérieur britannique pour savoir s’il était au courant de la situation, ce à quoi un porte-parole a répondu que la « priorité numéro un des autorités frontalières est de garder nos frontières sécurisées pour tous les passagers, et nous ne ferons jamais de compromis à ce sujet ».
« Pendant les heures de pointe, les ressources sont continuellement évaluées pour équilibrer toutes les pressions. Les ressources sont déployées de manière dynamique grâce aux renseignements et aux données pour intervenir sur toute menace potentielle », a ajouté le porte-parole.
Ce rapport intervient un jour seulement après l’annonce du nouvel accord post-Brexit par le Premier ministre britannique Rishi Sunak et la chef de la Commission européenne Ursula von der Leyen lors d’une conférence de presse conjointe, au cours de laquelle ils ont défini les termes du « cadre de Windsor », le successeur potentiel du protocole d’Irlande du Nord.
EURACTIV a également contacté la Commission européenne pour savoir si elle était au courant de la situation et, le cas échéant, si ces voyageurs se déplaçaient entre l’UE et le Royaume-Uni, mais aucune réponse n’a été reçue au moment de la publication.